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Il s'agit d'un blog de soutien à Dominique de Villepin face à la campagne de calomnie, de mensonge, de désinformation et de manipulation qui s'ouvre contre lui. Nous avons le devoir, nous les Villepinistes, de soutenir l'homme d'État. Il semblerait qu'une volonté de nuire définitivement à l'ancien Premier Ministre se mette en place. Nous nous battrons pour faire éclater la vérité. Nous apportons un soutien total à Dominique de Villepin. "Mon horizon, c'est la FRANCE !"
L'histoire est tragique. Dominique de Villepin en a toujours eu l'intime conviction : le pouvoir n'a pas de fin heureuse, même si
l'homme politique peut avoir plusieurs vies et connaître des échecs dont il ressort plus fort. Ainsi s'explique sa passion pour Napoléon auquel il a consacré plusieurs ouvrages et dont le
prochain sort chez Perrin fin août avec ce titre fort rimbaldien : « Le soleil noir de la puissance ». Aujourd'hui, pour lui, c'est plutôt le soleil noir
de la disgrâce… Sa probable mise en examen dans l'affaire Clearstream qu'il a annoncée lui-même survient le jour où un autre Dominique, Dominique Strauss-Kahn, voit sa candidature pour le FMI
plébiscitée par les chefs d'Etat européens et le Président de la République. DSK, il y a quelques années, avait été mis en examen puis avait dû démissionner du ministère de l'Economie et était
revenu après avoir été blanchi. Cette étoile-là brille de nouveau après une si longue éclipse. Villepin ne veut pas avoir de doute : lui aussi reviendra dans deux
ans. Au moins… Aujourd'hui il ne se trouve pas grand monde pour y croire ni même pour le défendre. Juste un dernier carré de fidèles, de grognards qui protestent de sa bonne foi, de son
« innocence ». « Il n'existe aucune preuve contre lui et il très probable qu'il demandera la saisine de la Cour de Justice de la République, puisque c'est dans
le cadre de son activité de ministre des Affaires étrangères qu'il a agit pour l'intérêt toujours de la République ». Une plaidoirie qui ne rencontre guère d'échos. Les procureurs
médiatiques défilent pour l'accabler. Villepin le battu est parfait comme victime expiatoire. Il a été trop beau, trop haut, trop dangereux pour beaucoup et trop
arrogant pour ne pas payer cher maintenant qu'il est à terre.
Dans la lutte à mort qui l'a opposée à Nicolas Sarkozy, sans doute a-t-il commis l'erreur de sous-estimer l'adversaire, l'ennemi plutôt, qu'il prenait « pour un
minuscule, un nain, un nabot ». Cela ne date pas d'hier mais de l'affrontement implacable avec Edouard Balladur en 1995. Depuis cette lutte sans merci, Villepin, chef de commando de
Chirac, était persuadé que son homologue balladurien était un politicien sans foi ni loi pour qui tous les moyens étaient bons et qui finirait par se faire pincer comme un vulgaire Al Capone.
Sans doute a-t-il cru qu'avec l'affaire Clearstream où le nom de cet ennemi figurait sur un listing de corrompus, sans doute a-t-il imaginé que le temps du règlement de comptes était venu. Il
en jubilait…
Probablement aussi le Président de la République a-t-il été informé des investigations qui devaient le débarrasser du prétendant importun. Très certainement également, le ministre de la Défense
Michèle Alliot-Marie a-t-elle été avertie des enquêtes diligentées contre celui-ci. Mais bien évidemment, enfin, le ministre de l'Intérieur de l'époque a-t-il été prévenu de la manœuvre ourdie
contre lui et l'a-t-il admirablement retournée contre leurs auteurs en se faisant enfin victimisé. Il ne faut pas croire un instant que chacun au sommet de l'Etat n'a pas pris part, toute sa
part, à cette bataille de l'ombre mais qui n'a eu qu'un vainqueur, Nicolas Sarkozy !
C'est ce constat sans doute qui est le plus dur pour Dominique de Villepin, plus odieux que n'importe quelle mise en examen. L'histoire a tranché. Le peuple s'est prononcé. Un jugement sans
appel aujourd'hui. L'ancien Premier ministre a perdu sur toute la ligne. Son rôle était de faire barrage à l'indésirable, à l'illégitime, son rêve était de le supplanter et de s'imposer comme
une évidence à Chirac, à la droite, au pays. Or avec le CPE, il a perdu les Français que Sarkozy, lui, a su ensuite conquérir. Certes, Villepin a connu d'autres revers, mais celui-là est le
plus grave. Rien à voir avec ces Législatives anticipées de 1997 que Chirac avait gâchées et qui avaient été rattrapées ensuite par le couronnement de 2002. Cette fois, c'est sa défaite
personnelle. Le hussard sur le moi est tombé de sa hauteur et il n'a pas eu l'humilité d'aller au peuple pour tenter de se relever. Villepin a refusé obstinément de se soumettre au suffrage
universel, imaginant qu'on viendrait le chercher s'il continuait de creuser sa voie en solitaire, hors de tous les faux-semblants, loin de toutes les compromissions. L'échec peut être une
puissance créatrice qui élève l'homme dans sa chute. C'est une figure de style, mais au moins y a-t-il du style, fût-il parfois pompeux…
Source: Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
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