A lire attentivement, des extraits de l'entretien de Dominique de Villepin sur BFM

Publié le par L'équipe du blog

 


Quelques extraits de l’entretien accordé par Dominique de Villepin le 21 septembre, à Hedwige Chevrillon sur BFM. Lisez bien car des éléments importants y sont évoqués, et en particulier l’époque de la guerre industrielle entre Thomson et Lagardère, puis la mort de Jean-Luc Lagardère. Pour ceux qui ne se souviennent pas de cette tragédie : Jean-Luc Lagardère est mort subitement, sans aucun signe avant-coureur. Il y avait alors eu un flottement pendant quelques jours, et la presse s’interrogeait sur l’éventualité d’une demande d’autopsie de la part de sa veuve. Si nos souvenirs sont bons, cette autopsie n’a pas été réalisée...
 
DDV : « Je me bats sur le fond, je me bats pour montrer que ce dossier n’est pas ce que l’on a voulu qu’il soit, ou qu’il n’est pas ce qu’on a présenté, qu’il n’est pas un dossier politique . »
 
…….
 
DDV : « Il y a un troisième point qui me parait extrêmement important parce que Nicolas Sarkozy l’a évoqué, hier, de façon très vive et sensible. Il a parlé avec des mots forts, qu’il avait été sali, qu’il lui avait fallu démontrer à la Justice de son pays qu’il n’avait pas de compte Clearstream. Or il n’y a rien de tout cela dans le dossier de l’instruction, et je crois que c’est important.  A aucun moment dans le dossier de l’instruction, il n’y a de mise en cause de Nicolas Sarkozy, ni médiatique, ni judiciaire. A aucun moment il n’a été interrogé par un juge, donc je pense qu’il est important que ce dossier puisse être complété par tous les éléments que Nicolas Sarkozy pourra apporter mais dans ce dossier, il est clair qu’à aucun moment il n’y a eu de mise en cause de Nicolas Sarkozy et les commissions rogatoires qui ont été faites par le juge Van Ruymbeke qui sont des commissions rogatoires confidentielles, ne l’ont amené à aucun moment, à solliciter ni à interroger Nicolas Sarkozy.
 
…..
 
DDV : « L’instruction serait facilitée si d’éventuels éléments qui manquent dans l’instruction étaient fournie ; cela clarifierait les choses parce qu’il n’y a pas trace aujourd’hui, de telles mises en cause.»
 
…..
 
DDV : « Je souhaite que cette affaire aille jusqu’ ‘au bout et que l’on sache très clairement qui a falsifié ces listings. »
 
DDV : « être partie civile, c’est une chose. Être Président de la République c’en autre chose. Je crois que c’est tout à fait compatible mais je crois qu’hier, par exemple, on a vu qu’il y avait confusion. Et cette confusion est dommageable pour le travail de la Justice parce qu’elle peut impressionner la Justice comme elle peut impressionner le travail de la Police Judicaire. Donc je crois que cela demande de la vigilance, voire une certaine prudence. Je ne suis pas sûr que ces deux qualités aient été au rendez-vous d’hier.
 
---------------
HC : « pensez-vous que l’on connaitra un jour la vérité selon les éléments du dossier que vous possédez? »
 
DDV : « je le crois, je pense que les magistrats progressent. Je pense que tous les éléments sont sur la table pour qu’on puisse faire la vérité. Je pense que cette affaire n’est pas politique. On a trop négligé la dimension internationale et la dimension industrielle qui sont celles-là même pour lesquelles j’ai été saisi et je pense que si l’on remet ce dossier sur ses rails ; nous saurons alors assez rapidement qui a pu falsifier ces listings. Je le redis, je n’ai à aucun moment participé à une opération de dénonciation calomnieuse ! »
……..
DDV : « Quand vous êtes injustement mis à cause, vous vous battez, mais quelque part dans votre tête vous êtes serein et je suis à la fois serein dans ma tête et dans mon cœur.»
…….
DDV : « Il y a beaucoup de choses qui changeraient la donne dans ce dossier et c’est toujours le problème quand vous partez sur une piste et qu’on en néglige d’autres. Evidemment le des frégates de Taïwan éclairera ce que nous connaissons actuellement du dossier Clearstream (il fait référence, ici, à la nécessité de lever le Secret Défense dans ce dossier). De la même façon on ne peut pas oublier l’opération des années 90, Thomson-Lagardère quand on regarde ce qui s’est passé dans l’affaire Clearstream.
 
 
DDV : « on a oublié aussi que cette affaire s’est aussi déroulée au lendemain de la mort de Jean-Luc Lagardère ; ce qui, à mon sens, a pesé d’un grand poids. Si Jean-Luc Lagardère avait été vivant, cette affaire ne se serait sans doute jamais développée. Tous ces éléments il faut les remettre sur la table. C’est le travail que je suis obligé de faire. Croyez-moi, je souhaiterais pouvoir faire tout autre chose mais après tout, faire la vérité, cela, aussi, est une responsabilité citoyenne. »
 

Publié dans L'affaire Clearstream

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

FH 23/09/2007 18:03

C'est avec grand malheur que j'ai pu suivre l'intervention de notre bien aimé président sur TF2.Et comme je le prévoyais c'était pitoyable... il veut mème récupérer L'AURA de De villepin avec bien entendu la collaboration de notre journaliste Arlette chabot (celle là elle l'aura bien aidé quand mème ...)lorsqu'elle lui tend la perche et lui parle "d'Arrogance Française" (tout le monde sait que cette expression concernait DDV) concernant ses déclarations ces derniers jours (il surf déja sur son bilan et maintenant il veut son AURA...rires...c'est pas du parasitisme ça????).
Pour ma part je dirais INCONSCIENCE et BETISE tout SEUL et tout COURT...hors de question d'associer la france à cela !!!
Il auront vraiment tout essayé mais un célèbre prov arabe dit (petit clin d'oeil à mathilde pour cire pompe).ON NE FAIT PAS D'UN ANE UN CHEVAL DE COURSE...
Ils pourrons essayer tout les subterfuges un ane ne sera jamais un pur sang...

PS:j'ai vu l'extrait de son intervention sur radio j et je dois dire que plus je l'écoute et plus je l'admire et le respecte pour son talent et son courage...

Information 23/09/2007 14:37

USA: Villepin évoque un "alignement" de Paris

L'ancien premier ministre Dominique de Villepin s'est "inquiété" d'un certain "alignement" de la France en matière de politique étrangère sur une administration Bush "finissante" et qui "s'est beaucoup trompée".

Tests ADN: Villepin "blessé"

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin s'est déclaré aujourd'hui "blessé" par l'instauration de tests ADN pour les candidats au regroupement familial, jugeant en outre que cette mesure n'était "pas constitutionnelle".
"Cela me blesse" car "une entorse à un principe, même sur un mode facultatif et expérimental, ce n'est pas acceptable", a-t-il déclaré sur Radio J.
"Très attaché aux valeurs de la République française", l'ancien locataire de Matignon a estimé qu'il ne fallait pas "détricoter ce modèle républicain au gré des besoins".
"C'est une rupture d'équilibre" car ces tests ADN votés à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi sur l'immigration "ne s'appliquent pas aux nationaux français", mais aux seuls "étrangers", a-t-il dit.

BCE: Villepin perplexe sur les critiques

L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin s'est déclaré aujourd'hui "pas sûr" que les critiques émises par le président Nicolas Sarkozy contre la politique de la Banque centrale européenne fassent "avancer les choses".
"Je comprends très bien la réaction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la Banque centrale européenne. Est-ce que cela fait avancer les choses ? Je n'en suis pas sûr", a-t-il dit au micro de Radio J.
"Il ne faut pas se tromper de cible. La cible, ce sont les Etats. Il faut qu'ils s'entendent sur la définition d'une stratégie économique et financière (...) Trop souvent, l'Europe a été le bouc émissaire de nos plaintes et de nos critiques", a-t-il ajouté.

Blog DDV 23/09/2007 13:32

Il faut reconnaître qu'il a été particulièrement brillant.
Bien cordialement,