Extraits de l'entretien de Dominique de Villepin sur Radio Notre Dame

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Nous vous proposons quelques petits extraits de l’entretien accordé le mardi 2 octobre par Dominique de Villepin à  Louis Daufresne dans l’émission « Le grand témoin » sur Radio Notre-Dame. Plusieurs des sujets qui y ont été abordés n’ont pas du tout été retranscrits ici. Aussi, nous vous encourageons à écouter l’entretien si vous en avez la possibilité.

Dans cet entretien, il nous est donné d’approcher encore un peu plus ce qui anime Dominique de Villepin. On perçoit également, de sa part, une valse-hésitation sur le positionnement qu’il souhaite adopter ; il fait un pas en avant, puis un pas en arrière. Il semble en effet tiraillé entre le besoin de rester un homme libre, et la nécessité de s’engager « physiquement » dans le combat politique. Lorsqu’il évoque la nécessité d’un homme fort à la tête de tout mouvement politique, il semble avoir pris conscience que c’est une condition indispensable pour permettre à des idées et à des convictions politiques de s’exprimer, et surtout d’imprimer le débat public. L’homme Dominique de Villepin semble se métamorphoser sous nos yeux. La métamorphose que tous ses soutiens souhaitent et attendent, pour qu’il puisse pleinement servir la France, ira-t-elle jusqu’au bout ? Seul l’avenir nous le dira. Souhaitons-la pour le bien de la France et du peuple français.
   
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DDV : ce n’est pas le personnage auquel je m’identifie (Napoléon). Ce qui me passionne c’est la période etje trouve que c’est très important pour nous, Français, de réfléchir sur les moments forts de notre histoire (…) Nous n’avons pas su (depuis la Révolution) trouver la paix entre nous d’où un faible consensus national en France. D’où la tentation en permanence de surenchère ; d’où les conflits multiples. C’est-à-dire qu’il y a toujours un risque de cassure permanent et il faut donc être vigilants quant au traitement des grands sujets politiques ou sociaux (…)  Dans la vie quotidienne nous n’avons pas toujours cette capacité de compromis, de transaction, d’arbitrage qui est dans le fond, la marque d’une nation moderne (…)»
 
LD : On sent quand même à vous lire que vous n’aimez pas l’ordre bourgeois, l’égoïsme, la mesquinerie en quelque sorte (…)
 
DDV : (…) Dans le fond, peu à peu, cette idée que l’on puisse admirer intensément jusqu’à adorer s’est peu à peu estompée pour faire place à un esprit critique qui est tantôt un strict esprit de cour, c’est-à-dire un esprit d’intérêt ou au contraire un esprit de critique systématique qui, dans le fond, fait table rase de tout. On a du mal à trouver l’équilibre. Je crois qu’on se grandit toujours quand on est capable de voir ce qui, en l’autre, est plus grand que nous et donc d’apprendre, et je crois que ce sentiment d’humilité qui permet toujours de déceler une idée nouvelle, une qualité nouvelle, un horizon nouveau, eh bien tout cela rend plus fort la vie.
 
(…)
 
Retour sur la dissolution :
 
DDV : quand on reprend historiquement la dissolution, on se rend compte qu’elle n’est pas du tout ce qu’on a raconté. La dissolution part d’un constat très simple. Jacques Chirac ne voulait pas, à l’époque, changer Alain Juppé. Il ne voulait pas changer Alain Juppé et pourtant nous étions dans une situation d’impasse et de blocage politique. Quelles étaient les alternatives ? La dissolution ce n’est pas le conseil de Dominique de Villepin ; c’est le résultat d’une stratégie voulue par Jacques Chirac. Je rappelle qu’à l’époque, on l’a oublié, il y avait un Premier ministre qui s’appelait Alain Juppé et qui avait un avis sur la question et puis il y avait une Majorité. Cette Majorité a défilé dans le bureau de Jacques Chirac comme dans mon bureau pour réclamer unanimement, à une exception près, la dissolution. Alors évidemment historiquement, quand on visite les choses, la tentation des hommes politiques c’est toujours de renvoyer à d’autres la responsabilité des échecs. Moi j’assume ma part d’échec. Je ne revendique même pas ma part de succès pour être franc avec vous.
 
Sur les partis politiques :
 
DDV : (…) je crois quela leçon que nous donne l’histoire est importante. L’UMP a été fort comme le RPR dès lors qu’à la tête de ce mouvement il y avait une personnalité forte. Donc je crois qu’on peut, bien sûr, prévoir une direction collégiale mais rien ne remplace la capacité d’un homme d’impulser un mouvement, de lui donner son caractère, sa personnalité et je ne crois pas que ça fasse de l’ombre au Président de la République ni aux responsables institutionnels (…) Nous avons besoin en permanence de plusieurs voix ; des voix qui chacune ont leur rôle (…) il s’agit d’avoir une force de proposition, une force d’éclairage qui me parait essentielle dans des périodes qui sont des périodes difficiles (…) En ce qui me concerne, je n’ai jamais été un esprit partisan. J’ai toujours eu beaucoup de mal à rentrer dans le cadre d’un parti. C’est pour ça que je ne me suis jamais véritablement engagé dans un parti politique (…) Quand je m’exprime, je l’observe depuis plusieurs semaines, je le fais en général avec une attention très claire qui est d’essayer d’éviter à notre pays un certain nombre d’écueils (…) Dans une interview il y a toujours un certain nombre de questions accessoires. Vous savez, ces sortes de fruits confis qui sont glissés dans la discussion, eh bien en général on ne retient que ses éléments accessoires et on oublie le message essentiel (…)
 
LD : Comment concilier vous votre attachement à la fierté nationale, à la dimension nationale de notre pays, à son rayonnement, à la puissance, avec le fait qu’aujourd’hui la France ne maitrise guère son destin parce que son destin s’écrit à Frankfort pour la monnaie, à Washington pour la politique étrangère puis à Genève pour l’OMC ?
 
DDV : je pense que nous maitrisons beaucoup plus notre destin qu’on ne le dit, mais surtout que nous le pensons. Je crois que d’abord un destin national comme un destin individuel ce sont des principes. Ce sont des principes qui nous gouvernent et qu’il ne faut pas trahir.
 
LD : Mais on flotte parfois dans ces habits un peu trop grands de l’histoire.
 
DDV : C’est qu’on a tendance parfois à se laisser gouverner par l’accessoire (…) Pour une nation c’est quoi ce principe fondateur ? C’est l’indépendance nationale ! C’est pour ça que je suis si attaché, en politique étrangère, en politique de défense, à tout ce qui nous permet de conforter ce socle essentiel. C’est pour ça que je dis : attention quand on me parle de réintégrer l’organisation militaire de l’OTAN (…) L’indépendance nationale c’est un socle extrêmement important et de la même façon nos valeurs, et c’est pour ça que je suis contre les tests ADN. Je crois qu’il faut être très vigilants (…) Il faut tenir clairement sur nos principes.
 
LD : Encore un mot Dominique de Villepin, des tests ADN et des valeurs que vous avez invoqué juste avant 8 heures. Vous dites Nicolas Sarkozy est un pragmatique sans principes et que ce type d’initiative comme les tests ADN relève d’une sorte d’intuition un peu malsaine.
 
DDV : non, ce que je dis c’est que la tentation c’est d’être simplement pragmatique et de ne pas suffisamment s’accrocher aux principes, et dans le fond ça pose la question du mode de gouvernement. Est-ce que quand on gouverne on doit se fier en permanence à un tableau de bord, à une évolution de l’opinion, à une interprétation de l’opinion ou est-ce qu’on doit se fier à une vérité intérieure, qui dans le fond, fait assez fi des évolutions de l’opinion pour imprimer une direction ? Je crois que dans des affaires qui sont dans le fond, avant toute chose, des affaires qui touchent à l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes ; quel pays sommes-nous, quelle vocation est la nôtre ? Je crois que nous sommes un pays universaliste et humaniste, hé bien ça crée des devoirs (…) Je crois que dans ce contexte, les tests ADN, même si certains peuvent y voir un argument d’efficacité en matière d’immigration ; ce que personnellement je ne pense pas. Il y a des tas de possibilités de contourner un tel système et dans le fond je n’en voie pas l’efficacité réelle. En particulier il ne s’applique pas aux épouses donc je ne crois pas que ce soit véritablement un instrument  Mais surtout, je crois que dans un pays comme la France pour des raisons de déontologie, pour des raisons d’histoire (…) Il faut prendre en compte cet inconscient collectif, cette histoire collective qui nous a profondément marqués. Je ne fais pas de procès d’intention à Nicolas Sarkozy. Je dis simplement que dans la démarche politique il est bon quand dans une nation comme la France, les principes nous guident et nous servent en permanence de garde-fous. Et je dis que l’opportunité politique n’est pas toujours bonne à saisir. L’efficacité politique ne doit pas toujours être dominante. Il y a des choses efficaces en politique. Il y a des choses qui peuvent vous faire prendre 10 points dans les sondages. Eh bien on n’a pas toujours à saisir ces occasions dès lors qu’elles viennent un peu ternir cette image que nous avons de nous-mêmes. Nous sommes un peuple fier. Nous sommes un pays qui a une mémoire et une histoire, et nous avons besoin, en permanence d’assumer collectivement ce que nous sommes (…) Ces principes sont notre bien commun. Il y a au-delà de la Constitution, en France, quelque chose de jurisprudentiel qui tient à la mémoire, qui finalement est le vrai pacte national, le vrai pacte républicain. C’est pour cela que je me suis battu pour la Laïcité, contre la discrimination positive, contre le communautarisme parce que je pense que ce pacte non écrit est finalement l’essentiel de notre charte nationale.
 
A propos du « non » à la constitution européenne
 
LD : Les Français ont voté « non » à la constitution européenne. Est-ce un sursaut d’indépendance nationale. Vous qui êtes attaché à ce principe d’indépendance, vous êtes pourtant favorable au « oui » ?
 
DDV : je ne crois pas que ce soit, du tout, un sursaut d’indépendance nationale. C’est une volonté de refuser un fait accompli. Or, dans la séquence européenne où nous avons d’abord été amenés à faire l’élargissement (…) Il faut regarder comment se sont fait les choses. D’abord il y a eu l’élargissement, un élargissement continu. Cet élargissement a en quelque sorte violé une partie des Européens parce qu’il a été extrêmement rapide. Et pourtant, ils étaient dictés par les lois de l’histoire. On ne pouvait pas, après la chute du mur de Berlin, dire non à des peuples qui nous tendaient la main et qui faisaient partie de cette Europe donc on a dû aller vite (…). On n’a pas su convaincre les Européens, donc à la première occasion les Français nous ont dit « stop » !
 
(…)
 
DDV : moi je suis au contraire convaincu que la vraie force ne s’exprime pas sous sa forme de puissance et je suis convaincu que la force est souvent vaine. On est beaucoup plus fort quand on sait convaincre ; quand on sait mettre de son côté les uns et les autres ; entrainer et rassembler.
 
(…)
 
LD : Pourtant la France semble bien épuisée, quand même ?
 
DDV : je ne crois pas du tout. Je crois quela France reste plus grande que les Français et c’est pour ça qu’elle reste un idéal. Nous avons, nous, à être à la hauteur de cet idéal et nous avons, nous, à défendre cet héritage français. C’est un combat qu’il faut mener. C’est notre combat. C’est le combat de nos enfants. C’est le combat de nos ainés et de ce point de vue là il y a une chaine qui s’établit entre les générations (…)  
 
Sur la place de la France dans le concert des nations :
 
DDV : (…) Ce qui est essentiel c’est que nous préservions notre capacité d’initiative sur la scène internationale (…) Le monde a besoin de voix fortes. Le monde a besoin de voix libres. Le monde a besoin de voix indépendantes. Eh bien cette voix là nous devons la défendre.
 
LD : Si ça se présente un jour, Dominique de Villepin, et que l’Europe perd un siège au Conseil de sécurité ? (Le journaliste parle ici du risque que la France puisse perdre, au cours de la mandature de Nicolas Sarkozy, son siège au Conseil de sécurité des Nations-Unis).
 
DDV :(…) Je ne crois pas qu’il faille se réveiller de temps en temps. Il faut avancer avec les yeux ouverts. C’est pour cela qu’en toute occasion je dis ce que je crois, ce que je pense. Quand il y a un risque de déviation, de bifurcation, je dis : attention, quelles sont les conséquences (…) La clé de la vie politique c’est comme pour la vie personnelle. Il faut d’abord se poser des questions avant de vouloir trouver des réponses. Celui qui gagne c’est celui qui se pose plus de questions que les autres. C’est ça l’humilité ; c’est ça qui permet de situer l’obstacle et c’est tout cela qui permet de le franchir.
 
(…)
 
Sur Clearstream
 
DDV : (…) quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage (DDV réagit ici au fait qu’on cherche à lui accoler l’image d’adepte des coups tordus (expression employée par le journaliste qui l’interviewe). Dans l’affaire Clearstream il y a une chose que je sais c’est que je n’ai en rien de responsabilité dans cette affaire de dénonciation calomnieuse et je sais que l’histoire qui a été racontée depuis plusieurs années ne correspond pas à la véritable histoire de ce que j’ai vécu donc voilà, je suis tout à fait serein. J’ai fait face à un certain nombre d’attaques. J’ai expliqué que ces attaques étaient infondées. Je sais qu’il y aura d’autres attaques. Je sais qu’elles n’ont pas de raison d’être judiciaire, alors voilà moi je suis quelqu’un de résistant, de solide, de serein. Cette affaire ne pèse pas sur ma vie même si elle est douloureuse pour ma famille. Je suis convaincu que la Justice de mon pays finira par dire la vérité.
 
(…)
 
 
LD : Est-ce que vous êtes d’accord avec Ernest Renan quand il dit que lorsque la France décapita Louis XVI, elle commit un suicide ? Ça c’est une question de légitimité qui s’est posée ?
 
DDV : oui mais c’est notre histoire, on ne peut pas revenir dessus. Je crois que la France a choisi une voie et elle a choisi la voie d’une ambition donc on ne peut pas revenir en arrière. Il faut assumer ce qui a été fait. Mais ce qui est vrai c’est que toute notre histoire nationale c’est la quête de la légitimité et je crois que dans le fond, la quête de la vie c’est la quête de la légitimité. C’est vrai dans une cour d’école. Observez une cour d’école. Moi qui adore enseigner, c’est passionnant parce qu’on voit tout à coup s’organiser les rapports de force entre les uns et les autres ; on voit s’exprimer les tempéraments. Il y a une chose qui compte pour moi c’est le message de ma vie ; c’est ce que j’ai essayé de transmettre à mes enfants. C’est que la vraie légitimité, celle qui compte c’est celle que vous ressentez intérieurement. Bonaparte, à Lodi, a, sur le champ de bataille, dans une toute petite bataille de diversion, tout à coup la conviction qu’il a un destin. Eh bien ce qui compte dans la vie, c’est à un moment donné d’avoir ce petit éclair qui fait que quand on a 8 ans, quand on a 15 ans, quand on a 25 ans, on sait où on va et on sait pourquoi on va se battre. Tout à coup, la vie prend son sens. Eh bien en politique la notion de légitimité a évolué. Pendant longtemps ça a été l’onction divine, l’onction faite au Roi, ça a été l’hérédité et puis ça a été l’élection. Vous savez, l’élection dans l’histoire de l’humanité c’est une période assez courte. Mais il y a quelque chose qui est plus importante que le reste, c’est la conviction qu’on a un destin. C’est la conviction qu’on a quelque chose à faire de sa vie et ça c’est ce qui nous porte. Alors qu’on soit chef d’entreprise, qu’on soit employé, qu’on soit paysan, eh bien être à sa place, avoir envie de relever des défis, savoir où l’on va , savoir pour qui l’on se bat ; c’est cela qui constitue la nation et en cela la nation c’est bien un plébiscite de tous les jours.

Publié dans Dominique de Villepin

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samira 05/10/2007 10:22

A Laetimeg,

"mon gros souci, c'est que dans mon esprit il faut que tout soit logique et est un lien entre chaque élément"

Ce qui fait la richesse des êtres humains et aussi leur faiblesse touchante, c'est que justement, tout n'est pas vraiment toujours logique. Il y a presque toujours des paramètres qui ne rentrent et ne rentreront dans aucune équation. Il y aura toujours des paramètres qui ne seront même pas quantifiables ni parfois décelables ou détectables, et c'est tant mieux ainsi. C'est, comme dirait Dominique de Villepin: "ce qui fait le sel"...

Info 05/10/2007 08:58

Tron (UMP): Sarkozy tue l'idée de l'ouverture
Le député UMP Georges Tron (villepiniste) estime qu'en procédant à "des débauchages individuels", "Nicolas Sarkozy est en train de tuer l'idée même de l'ouverture", dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. "Que fait le président? Il prend des personnes de l'opposition dans son équipe. Puis il présente ses projets à l'Assemblée. Résultat: ce ne sont que des débauchages individuels", fait-il valoir.

FH 05/10/2007 01:40

Je n'avais mème pas encore eu la chance de l'écouter (et je vous assure que c'est vrai).Et là je dois dire qu je suis bleufée,j'en ai le souffle coupé...(SILENCE... je savais que je ne m'étais pas trompée sur lui, il dépasserait presque mes espérances...)
Je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire laetimeg.on a le vertige, on est enivrée par cette criante vérité et authenticité...

Maintenant je voudrais parler de l'article "Qu'est ce qu'un chef jeudi 4 oct"(difficile pour moi de me reconcentrer après avoir lu ce compte rendu d'interview sur radio notre dame mais je vais essayer quand mème).
Concernant le FATALISME de monsieur Debray (FATALISME et CYNISME que certains considèrent comme une FORME D'INTELLIGENCE SUPERIEURE.BALIVERNES!Cela marque plutot un manque d'espoir et de courage pour les uns et tout simplement un profonde cruauté intérieure pour les autres(je ne parle bien évidemment pas de monsieur R .Debray dans l'autre cas))"La fin de cet ancien monde ne signifie pas la fin du monde".
L'HOMME est toujours un ETRE VIVANT soumis aux lois de l'univers(il a besoin de se nourrir de respirer ect...)et à ses instincts.mais le miracle de l'homme c'est l'existence par essence de son HUMANITE(plus ou moins developpée ceci est fonction des individus).il a donc BESOIN de se prouver à lui mème et aux autres QU'IL N'EST PAS QU'UN ANIMAL Il est donc toujours en quete de nouveaux defits et de grandes causes.
Et le "NIVEAU META" de l'expression de son Humanité,sa QUINTESSENCE,c'est l'union en une communauté agissant ensemble pour la réalisation d'un projet plus grand que nous mème,et celle ci est incarnée par un MENEUR (je préfère le terme de meneur car ça retire cette idée dominance et ça focalise plutot sur l'idée d'une orientation ,d'un cap, d'une trajectoire qui a une continuité dans l'avenir .si un meneur disparait ce n'est pas la fin de son projet car il a une coherence ce qui n'est pas le cas lorsqu'un chef disparait...)
Car aussi vrai qu l'homme a besoin de respirer de manger,il a besoin de SENS(POURQUOI SOMMES NOUS?) c'est ce qui fait de nous des ETRES VIVANTS "SUPERIEURS".Et ce SENS sera incarné par ce MENEUR.

Je dirais à monsieur Debray,ne pechons pas par VANITE,nous ne serions pas aussi présomptueux de croire que cette PARENTHESE DE L'HISTOIRE DANS L'EVOLUTION DE L'HOMME ,que sont nos PROGRES TECHNOLOGIQUE et notre "MODERNITE"(mème si à notre echelle cela représente "un rouleau compresseur") va faire disparaitre notre humanité.Aussi vrai que la CRUAUTE et la BARBARIE existaient ,existent,et existeront ,il en est de mème pour notre HUMANITE...
Ce MENEUR devra bien entendu ne pas etre réfractaire à cette modernite,il va devoir "imaginer" repenser un MODELE DE SYMBIOSE AVEC CETTE MODERNITE(pour eviter que les épiphénomènes qui en sont la conséquence ne nous parasitent tous,ne deviennent pas nuisibles pour nous...) .Il va donc devoir utiliser toutes les RESSOURCES HUMAINES de cette communauté afin de créer une SYNERGIE entres elles...

laetimeg 05/10/2007 00:12

Le "sujet" Villepin est tellement vaste et profond que cela me donne le vertige des fois...

laetimeg 05/10/2007 00:08

Mes raisons de soutenir cet homme vont bien plus loin que de simples convergences politiques... C'est aussi une question de personnalité.
Son caractère, sa finesse d'esprit, sa sensibilté, son charisme. c'est un subtile, doux et à la fois explosif mélange..
De par également toutes mes intérrogations sur l'homme et pas uniquement la personnalité politique, Villepin reste pour pour moi une énigme..
Une énigme, il reste une énigme pour moi, malgré ce que j'ai pu lire sur lui. Et malgré ce qu'il a pu écrire...
C'est une personnalité que je n'arrive pas à saisir et c'est pour cela qu'il m'est fascinant, intriguant...
Je suis une éternelle curieuse de la vie et mon gros souci, c'est que dans mon esprit il faut que tout soit logique et est un lien entre chaque élément...
Mais ma psychologie est difficile à expliquer et je ne vais pas m'étendre la dessus...