Dominique de Villepin en Belgique

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Dominique de Villepin: « La communication, c'est la vérole »

DOMINIQUE BERNS ET JOELLE MESKENS

jeudi 10 janvier 2008, 19:21

L'ancien Premier ministre français était l'invité de la rédaction hier. L'occasion, sans avoir l'air d'y toucher, de poser un regard critique sur la crise politique belge et sur Nicolas Sarkozy...

 

La Belgique ? Une étape dans la promotion de son dernier livre sur Napoléon, bien sûr. Mais pas seulement. Dominique de Villepin entretient, dit-il, un lien affectif avec la Belgique. Son père y est né... L'ancien premier ministre français a passé deux heures hier matin au cœur de la rédaction, commentant tous les sujets de l'actualité du jour. La Belgique et ses revendications identitaires « qui peuvent paraître complexes quand on entre dans la logique interne mais dérisoires quand on les regarde de l'extérieur », dit-il. Les élections américaines, la situation au Darfour, le conflit au Proche-Orient. 

Mais celui qui a prêté mercredi serment d'avocat au barreau de Paris s'est évidemment longuement étendu sur la politique française. En n'esquivant aucune question. Du « off » ? « Pour quoi faire ? », a courtoisement décliné Dominique de Villepin. Se définissant lui-même comme un « homme à part » sur l'échiquier politique et disposant de toute sa liberté de parole depuis qu'il a quitté le pouvoir, l'ancien hôte de Matignon ne s'impose aucun devoir de réserve. 

Souvent présenté comme le premier opposant à Nicolas Sarkozy en l'absence d'une gauche offensive, Dominique de Villepin refuse l'étiquette qu'on lui prête. Mais cela ne l'empêche pas de poser un regard critique sur les premiers mois de mandat du chef de l'Etat. 

La « politique de civilisation » désormais chère au Président ? Dominique de Villepin fronce le sourcil. « J'ai beaucoup d'estime pour Edgar Morin (le philosophe auquel le concept est emprunté), mais j'aimerais mieux que l'on parle d'une politique “des” civilisations. Il n'y a pas de droit à s'arroger “la” civilisation. » 

L'ancien premier ministre sait gré à son ancien rival d'avoir engagé des réformes importantes. « Revoir le temps de travail, c'était nécessaire », dit-il. Il l'encourage à aller de l'avant pour réformer l'éducation, la recherche, les universités. Mais pour aussitôt mettre le Président en garde contre une boulimie de réformes menées tambour battant. « La France est dans une période difficile de son histoire. Il faut toujours s'assurer que les Français gardent confiance. Le risque, si on se disperse, c'est de susciter l'inquiétude, surtout si l'on s'attaque à des réformes qui peuvent dresser une partie de la France contre l'autre. Et un pays qui a peur, c'est un pays qui se crispe. La difficulté, c'est de vouloir tout réformer en même temps. D'autant que les résultats ne sont jamais immédiats. »

A propos de résultats, Dominique de Villepin ne cache pas le peu d'enthousiasme que lui inspire le principe de faire évaluer les ministres du gouvernement par un cabinet privé. « Un ministre doit lui-même se livrer à un exercice quotidien d'autoévaluation. L'évaluation, ce n'est certainement pas quelque chose que l'on peut confier à un cabinet privé. De toute façon, au bout du compte, c'est le peuple qui juge », tranche-t-il. Avant que l'ancien premier ministre se fasse encore beaucoup plus piquant. « Quand je dirigeais le gouvernement, c'est simple, j'ai pu constater que les ministres les plus populaires n'étaient pas toujours les plus efficaces. » Il ne dira pas, bien entendu, s'il fait allusion à son ancien ministre de l'Intérieur...
 

Dominique de Villepin met actuellement la dernière main à un livre qui racontera ses deux ans à Matignon. Le titre s'annonce déjà révélateur : L'hôtel de l'insomnie. C'est que l'homme plaide pour un « devoir de gravité » en politique et décrit un climat d'inquiétude intérieure permanente dans l'exercice du pouvoir. Un concept qui paraît en total décalage avec le style du nouveau locataire de l'Elysée. 

Comment juge-t-il d'ailleurs la « pipolisation » actuelle et la communication faite autour de la vie privée de Nicolas Sarkozy ? Sans langue de bois. « Si vous appréhendez Napoléon sous le seul angle de Joséphine ou de Marie-Louise, vous n'irez pas très loin. S'attarder à ces choses-là permet peut-être de mieux comprendre l'homme. Mais cela ne dit rien de son action. Vingt ans après, au regard de l'histoire, il n'en reste que de l'écume. » Et de se faire plus vif encore : « La communication, ce n'est pas de la politique. C'est une vérole. Il faut mettre de côté ces écrans de fumée, ces volûtes. Distinguer l'essentiel de l'accessoire. » 

Et puisque le voici dans la peau du rédacteur en chef d'un jour, il pose son regard sur la presse française. Un problème d'hyperconcentration et de mainmise des groupes industriels ? Il acquiesce. « Ce qui donne une oscillation permanente entre un excès de servitude et un excès de lynchage. » Mais que l'on n'en conclue pas qu'il parle d'expérience, depuis sa mise en examen dans l'affaire Clearstream… 

Source: Lesoir.be
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/dominique-de-villepin-la-2008-01-10-570772.shtml


http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=141772

Publié dans Dominique de Villepin

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Earthfreeman 12/01/2008 14:33

Un blog très sympa :

http://maester.over-blog.com/

Nathalie 12/01/2008 14:22

Bonjour
DDV chez G? Durand le 22 janvier. Possible d'obtenir des invitations (voir lien).
http://www.coulisses-tv.fr/modules.php?name=News&file=article&sid=4548

Philippe 12/01/2008 03:41

"L'ignare essaie toujours de faire croire qu'il n'est pas inculte. C'est cela qui montre son ignorance aux autres" (proverbe hindi)

C'est amusant, ce dicton populaire hindi s'applique parfaitement à Eric P.

Voilà donc en effet qu'Eric P alias Son Altesse, puisque mélangeant ses piètres pseudonymes d'intervenant sur ce fil- le pauvre est peu féru en usage des technologies modernes, y compris d'un clavier d'ordinateur-, entend donner des leçons de culture asiatique à ceux qui y vivent et y circulent.

Comme aurait pu le dire Pierre Desproges, les " c... sarkozystes, ça ose tout, c'est à cela qu'on les reconnaît"

Voilà donc un petit sarkozyste qui accuse le parti BJP- un parti indien LAIQUE très attaché à l'honneur du pays, d'être à l'origine des critiques sur le voyage de Sarkozy parce qu'il serait un parti de type RELIGIEUX hindouiste, de plus "taliban"!!!

Pauvres sarkozystes qui ne savent rien du monde réel et n'ont aucune connaissance....

Ils accolent des mots sur des gens dont ils ne savent rien de l'histoire, ni de la pensée. Mais, je pense que son commentaire de sarkozyste inculte, remis aux journalistes indiens, va faire monter la côté de son Président en Inde!

On sent bien là les petits colonialistes refoulés et frustrés que sont en fait de nombreux vrais sarkozystes, à l'instra de leur "ami" G W Bush aux Etats-Unis.

Ce n'est de plus pas ce parti qui émet les plus virulentes attaques contre ce déplacement du "Français ridicule", comme le nomment certains caricaturistes indiens. C'est tout le pays qui est indigné.

Pour comprendre, revenons un peu en arrière et essayons de comprendre pourquoi Nicolas Sarkozy a voulu se faire INVITER en Inde. Le but avoué est simple: pour essayer de "rattraper" un contrat pour une filiale d'EADS alors qu'il va de plus -au secours- devenir Président tournant de l'UE.

Et pourquoi cette perte de contrat? A cause des tentatives de corruption de hauts fonctionnaires indiens par des "responsables" français!!! Cela ne s'invente pas.

Bref, résumons la saga culturelle des ignares sarkozystes:

1) la France perd un contrat d'hélicoptères militaires en Inde suite à des révélations de pratiques de tentative de corruption de hauts fonctionnaires locaux. Première attaque contre l'image de la France portée par des...Français eux-mêmes dont Sarkozy ne saurait ignorer les pratiques, l'entreprise visée étant une filiale d'un groupe dans lequel l'Etat a une forte participation (EADS)!

2) Sarkozy veut rattraper la faute commise et essayer de convaincre les dirigeants indiens qu'il leur faut malgré tout acheter les hélicoptères "français", cela contre une loi fédérale indienne qui expulse des marchés publics les entreprises ayant enfreint la loi sur la corruption. Seconde faute qui ajoute la gifle à l'insulte envers les lois indiennes puisqu'il entend demander aux dirigeants indiens, pour être clair, d'enfreindre eux-mêmes, pour lui faire plaisir, leurs PROPRES LOIS NATIONALES!

3) Nicolas Sarkozy voulait de plus faire voyager aux frais de l'Etat français sa maîtresse et l'imposer, dans ce contexte qui excite déjà TOUS les partis indiens, dans les négociations possibles, aux frais des contribuables indiens. 3ème faute lourde, inutile et stupide!

Bref, Sarkozy est vu comme un importun quémandeur qui ose penser imposer, après avoir COUVERT de facto des infractions françaises aux lois indiennes et imaginer que les autorités se plieront à ses exigences, sa maîtresse à ses hôtes chez qui IL S'INVITE pour leur demander de ne pas se plier à LEURS LOIS PROPRES.

Plus méprisant, plus arrogant, plus cynique, les Indiens n'ont jamais vu depuis avant 1947!

Cela, ce sont les faits que tout sarkozyste pas trop illettré peut lire dans le presse anglophone indienne, de tous les partis.

Ce qui permettrait aux dits sarkozystes d'arrêter de reporter leurs fautes sur d'autres et d'insulter au passage les plus grands partis indiens comme le BJP, qui a de plus une solide assise électorale, donc populaire, étant un des grands partis de l'Inde, héritier des combats pour l'indépendance.

Mais, il est vrai, on ne peut empêcher un pseudo-Président de continuer, chaque jour, de se faire partout dans le monde des ennemis, ou à tout le moins, d'insulter ses hôtes par ses pratiques d'ignare décomplexé, ce qui revient au même pour l'image internationale de la France.

Tel pseudo-Président inculte, tel suiviste ignare!

Stopper ces actes irresponsables devient une nécessité nationale urgente. Nicolas Sarkozy est tous les jours un peu plus un danger croissant pour le pays, son économie et ses relations mondiales.

Le sarkozysme est décidément une terre culturellement bien aride et stérile.

mathilde 11/01/2008 22:25

...rires...on dirait que j'ai planté ma flèche en plein dans le mille, n'est-ce pas "Cire Pompes ???"
Carla, est sans doute une femme libérée, belle, autonome,riche (au moins une qui n'aura pas besoin de négocier son départ pour cause de pension alimentaire)...cela doit compter pour le pingre qu'il est selon sa dernière ex)....et elle a connu tant et tant de célébrités bling-bling bibliquement qu'elle va pouvoir faire briller les mirettes élyséennes de NIKO 1er).
Carla est en désir d'enfant pour son 40ème automne...elle a même trouvé la perle rare (enfin rare pour elle), et elle est tellement libérée et réputée pour son ennui de la fidèlité, que nous devrions encore être abreuvés de moultes épisodes croustillants et de précieuses ridicules !!!
Il a frappé fort NIKO 1er, car cette mégère-là est tout sauf apprivoisée, et les courtes guiboles du "chef" n'ont pas finies de faire de grandes et folles foulées.....
Voilà à quoi se résume aujourd'hui la politique de la France !!!
....du décryptage des couches successives du type qui nous sert de président depuis 8 mois.

On est a des années lumières de la réserve,classe et simplicité de la famille Villepin, toute la famille Villepin !

Eric P 11/01/2008 17:22

@ Mathilde

Pays de Gandhi et pays de Candy ouaf ouaf.

En ce presque jour anniversaire de la naissance du Castor, je constate que le féminisme a encore une marge de progression en France.

Pauvre Carla, belle, intelligente, libérée. Et sympa comme un copain et drôle comme une soeur (dixit Patrick Besson). Se faire trainer ainsi dans la boue par la moindre mégère libérée par l'anonymat d'internet.

Les ciseaux de l'épuration ne sont pas très loin....