Entretien sur Europe 1

Publié le par L'équipe du Blog

L'entretien accordé par Dominique de Villepin, ce matin, à Jean-Pierre Elkabbach est disponible à l'écoute à l'adresse: 

http://www.europe1.fr/informations/chronique/5/l-interview-de-jean-pierre-elkabbach.html 

"Dominique de Villepin publie "Hôtel de l'insomnie", un livre sur ses longues nuits sans sommeil à Matignon, qui mêle récit et poésie. Il évoque la crise financière, l'affaire de la Société Générale ou encore le dossier Clearstream au micro de Jean-Pierre Elkabbach." 

Source Europe1.fr

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Villèle 30/01/2008 19:07

Dans cet entretien, les questions posées par M. Elkabbach n'étaient vraiment pas de grande qualité. Entre les retours incessants sur Clearstream - la première personne à défendre en tant qu'avocat, ce sera vous ? - et les affirmations douteuses. Par exemple, sur le fait que DDV serait encore dans les rêveries, l'insomnie, "l'adolescence", et qu'il serait temps de connaître l'aube. C'est étonnant qu'il n'ait jamais trouvé que cette idée d'adolescence s'appliquait plutôt à Nicolas Sarkozy... !

Bref, je ne pense pas, non plus, que le journaliste ait compris grand chose au message de DDV et à son livre, s'il l'a lu.

samira 30/01/2008 16:56

Chère FH, je vous rejoins à 100%. J'ai ressenti exactement la même chose. Je pense que DDV ne s'est pas rendu compte de cela. Il n'a peut-être pas non plus fait attention à l'heure qui tournait et au fait que l'entretien se terminait. Laisser cette impression est effectivement déplacée alors qu'il est un homme fort, fait pour le combat. Bon hé bien vous devriez lui écrire vos impressions car à mon avis elles seront largement partagées par d'autres Français. Il doit donc veiller à rectifier son image sur ce point!

Philippe 30/01/2008 16:36

Responsable et coupable d'une situation de crise et de pertes immenses, avec des plaintes qui s'accumumlent contre lui de tous côtés, Daniel Bouton est maintenu par son "Conseil d'Administration" UNANIME à son poste de PDG.

Un excellent exemple de la manière de garder une équipe qui perd pour s'enfoncer plus.

Maintenant, la SG va s'enfoncer dans une crise croissante parce que les autorités n'ont pas le courage d'effectuer la "rupture" avec les pratiques du passé, et aussi peut-être parce que l'ancien Directeur du Budget sait beaucoup de choses que personne ne veut qu'il dise tout haut s'il était lâché....

Morale provisoire de l'histoire: perdez des milliards, créez des krachs bancaires, et, en France, vous serez unanimement réélu PDG de la SG.

Et après, des gens s'étonneront que personne dans le monde ne fasse confiance à la France en matière économique...!!!

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Société Générale: Bouton reste à son poste, création d'un comité de crise

30 janvier 15:19 - PARIS (AFP) - Le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, sur la sellette, a finalement été maintenu à son poste mercredi lors d'un conseil d'administration qui a mis en place un "comité spécial", dont ne fait pas partie M. Bouton, pour gérer la crise provoquée par l'affaire du trader.
Société Générale: Bouton reste à son poste, création d'un comité de crise

A l'inverse du président Nicolas Sarkozy, qui avait souhaité la démission du PDG, les administrateurs de la banque ont décidé "à l'unanimité" que celui-ci devait rester. Dans la foulée, la banque a annoncé la création d'un "comité spécial" de trois personnes, présidé par Jean-Martin Folz, l'ancien président de PSA.

M. Bouton avait reçu plusieurs soutiens mercredi.

"Quand un navire coule, on ne jette pas le capitaine par-dessus bord", avait déclaré à l'AFP l'un des deux administrateurs salariés, Philippe Pruvost, juste avant l'ouverture du conseil, devant le siège de la banque à La Défense. "On va faire corps et il va rester."

"On ne souhaite pas le départ de Daniel Bouton", avait renchéri Michel Marchet, délégué national CGT. Plusieurs centaines de salariés se sont même brièvement rassemblés sur le parvis de la Tour Société Générale pour soutenir M. Bouton.

Sur le plan judiciaire, l'Association des actionnaires salariés de la banque a décidé à son tour mercredi de déposer une plainte contre X.

Le trader Jérôme Kerviel , mis en examen lundi soir, a suggéré lors de sa garde à vue que sa hiérarchie était au courant de l'importance des sommes qu'il avait engagées.

Son avocate, Me Elisabeth Meyer, a mis en cause mercredi le "contrôle" et l'"organisation" de la banque, et jugé que son client avait été "lynché".

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a quant à lui dénoncé la "recherche de boucs émissaires", ce dont s'est défendu le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez. Il a assuré que la position du gouvernement n'était pas de "chercher des boucs émissaires", tout en soulignant que les "responsabilités" devaient être "clairement établies".

Parallèlement, l'hypothèse d'un rapprochement de la Société Générale avec BNP Paribas pour faire échec à une OPA hostile d'une banque étrangère et créer un champion bancaire français est revenue en force.

L'annonce mercredi par la première banque française d'un profit record de 7,8 milliards d'euros en 2007, alors que beaucoup de ses concurrentes ont été durement atteintes par la crise des "subprime", la fait apparaître comme plus forte que jamais face à sa rivale française.

"Tout adossement" de la Société Générale devrait se faire "dans le cadre de l'intérêt de l'industrie bancaire française", a déclaré M. Wauquiez, en écho aux propos la veille du Premier ministre François Fillon, selon lequel "le gouvernement entend que la Société Générale reste une grande banque française acteur de la mondialisation".

Mais la Commission européenne a mis en garde à la France, en rappelant que "les candidats potentiels au rachat doivent être traités de manière non-discriminatoire".

Alors que certains scénarios évoquent un "démantèlement" de la Société Générale, notamment par un partage entre BNP Paribas et le Crédit Agricole, le ministre du Budget Eric Woerth a affirmé qu'il n'y avait "pas de risque" que cela se produise.

Dans un entretien au journal Le Monde, le numéro deux de BNP Paribas, Baudoin Prot, a refusé de s'exprimer sur l'affaire.

La Société Générale a perdu près de 7 milliards d'euros dans l'affaire du trader et la crise des crédits à risque, qui a fait fondre son bénéfice 2007 à environ 700 millions d'euros.
© 2008 AFP

FH 30/01/2008 16:30

J'ai écouté cette interview ce matin,je dois dire tout d'abord qu'Elkabach comme journaliste,ce n'est pas trop "ma tasse de thé".Hormis cela j'ai quand même eu un petit problème avec cette interview.Je ne doute pas une seconde que l'Hotel de l'insomnie sera un livre magnifique(bien qu'on ne doit pas juger un livre avant de l'avoir lu, boooooon j'avoue que sur ce coup là ,je ne suis pas très objective mais je m'autorise cette liberté dans MON COMMENTAIRE...).Je comprend tout a fait que DDV insiste sur le coté tragique et grave de l'exercice du pouvoir, son coté pesant et oppressant ainsi que la mélancolie qui l'accompagne(je trouve que ça le rend plus humain ,plus accessible,on peut ressentir une certaine empathie).En revanche ce m'a dérangé c'est qu'il termine sur cette note.Ceci peut convenir pour un artiste mais pas pour un homme politique.Je trouve au contraire qu'un homme politique doit montrer que les épreuves l'on rendu plus solide et plus déterminé que jamais,(on pourrait résumer cela en ce qui ne me tue pas me rend plus fort).
C'était déja la meme impression que j'avais eu avec les extraits du livre de BLM,j'avais la sensation qu'il le dépeignait comme quelqu'un d'usé(ce qui est normal lorsqu'on fait ce travail) et de blasé(ce qui devait etre sans doute vrai à ce moment là ...après tout c'est humain) mais je ne pense pas qu'on puisse terminer sur cette image .Je trouve au contraire qu'un homme politique doit montrer que malgré toutes ces épreuves la flamme ne s'est pas éteinte...

FH

Philippe 30/01/2008 16:00

Nathalie,

Je vous approuve: demander à Elkabach de comprendre la culture et la hauteur de vue sur les choses publiques est comme demander à un caniche obéissant de G W Bush de devenir soudain un berger allemand intelligent.

La mission était impossible. Le missionné a échoué. Rien que de très naturel.

En Sarkozie, l'habitude de certains journalistes est plus de cirer les belles talonnettes du "Chef" que de développer une pensée indépendante, voire critique, pour ne pas parler d'une vraie culture de fond.

Bien cordialement,