Retranscription de l'entretien avec Jean-Michel Aphatie

Publié le par L'équipe du Blog

Voici la retanscription de l'entretien accordé ce matin par Dominique de Villepin à Jean-Michel Aphatie. 
Source RTL:
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=610288&rubid=17311

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Dominique de Villepin.

Dominique de Villepin : Bonjour.

Vous dormiez mal à Matignon et vous racontez donc votre fréquentation des poètes, la nuit, lors de vos insomnies. C'est publié chez Plon. Ca s'appelle "Hôtel de l'Insomnie". Ces deux ans à Matignon vous ont-ils beaucoup, profondément changé, Dominique de Villepin ?

Bien sûr. Bien sûr, ce sont des expériences très profondes.

Difficiles ? Douloureuses ?

Difficiles, parfois aussi douloureuses, exaltantes également. C'est un immense honneur que d'avoir la chance d'être Premier ministre et d'essayer d'engager une action. Cette action, elle se situe forcément sur une longue période. Et c'est toujours trop court.

Referez-vous de la politique active, Dominique de Villepin ?

Oui, bien sûr. Je crois que quand on a pris des engagements vis-à-vis des Français, on a a coeur de les tenir. Il y a beaucoup de façons, vous savez, d'être engagé dans la Vie publique parce que dans le fond, c'est ça qui m'intéresse.

Oui, on peut être ambassadeur, haut fonctionnaire...

Il y a mille façons.

Mais ma question, c'est : est-ce que vous serez de nouveau, est-ce que vous avez envie d'être de nouveau au coeur de l'Etat ? Ministre ? Premier ministre ?

Non, je n'ai aucune envie d'occuper des fonctions que j'ai déjà occupées.

Il manque celle de Président de la République, alors ?

Mais être engagé dans la vie publique, dire ce que je crois être bien, essayer de faire avancer des idées, essayer de faire des propositions, ça bien sûr je crois que ça fait partie de mon engagement profond.

Comment expliquez-vous la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages, Dominique de Villepin ?

La situation est difficile. La croissance était attendue au début de ce quinquennat, et elle fait défaut, avec d'immenses difficultés internationales et un besoin très profond de réformer la France. Face à ces changements, il y a des mesures qui sont exigeantes, qui ne s'apprécieront, elles aussi, sur le long terme, que tout ça ne favorise pas la popularité.

Mais François Fillon est populaire ? Il a des bons sondages, Alain Duhamel vient de le dire.

Je pense que la situation du Président de la République, dès lors qu'il s'engage lui-même profondément dans la Politique, dans l'action politique, vient modifier sensiblement le jeu. François Fillon se situe dans le sillage du Président de la République...

Et il est populaire, et le Président ne l'est pas. Bizarre !

... Mais c'est tout le problème d'un Président qui s'engage lui-même personnellement sur le devant de la scène. Il s'expose davantage.

Il s'engage trop, Nicolas Sarkozy ?

Ca, c'est à lui de l'apprécier. Ce que je crois c'est qu'il faut une répartition des rôles. La Ve République, elle fonde un équilibre institutionnel. Il faut que chacun soit à sa place, chacun assume ses responsabilités. C'est vrai pour le Président, c'est vrai pour le Chef du gouvernement, c'est vrai pour les ministres, c'est vrai pour les conseillers des ministres. Et c'est tout cela dont Nicolas Sarkozy est responsable. A lui de déterminer ce que chacun doit faire. Et évidemment, c'est lui qui en paie le prix, le premier.

L'impopularité de Nicolas Sarkozy ou sa baisse dans les sondages est-elle liée à la vie privée qu'il montre trop, Dominique de Villepin ?

Il y a certainement des problèmes d'images de communication, de perception. Puis, il y a des attentes très profondes des Français. Les Français veulent des réponses dans les domaines de la vie quotidienne. Ils veulent aussi des réponses pour l'avenir de la France et l'avenir de leurs enfants. Tout cela est parfois long à venir ; donc, ils s'inquiètent.

Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, disait : "Il faut plus de retenue dans l'étalage de la vie privée". Vous êtes d'accord avec Jean-Louis Debré ?

C'est une exigence constante de la vie politique. Et puis, la vie politique, elle est faite, là aussi d'adaptations. Donc que l'on tire les leçons de ce qu'on a bien fait ou mal fait pour essayer de faire mieux. Je crois qu'il faut beaucoup d'humilité quelle que soit la position qu'on occupe dans cette vie politique.

Une prime de 200 euros pour les petites retraites a été annoncée, hier, par le Président de la république lui-même ; et l'opposition y voit une mesure électoraliste. Qu'en pensez-vous, Dominique de Villepin ?

Chacun regarde le calendrier. Je crois que ce n'est pas le fond de la question.

Et vous ? Ah, chacun regarde le calendrier, pardon excusez-moi ! C'est intéressant, quand même.

D'abord, il y a des promesses et des engagements qui ont été pris. Deuxièmement, y'a une situation générale de nos comptes sociaux, 6 milliards de déficit. A cela s'ajoutent d'autres déficits extrêmement importants : déficit commercial, proche de 40 milliards. Donc, nous avons une contrainte financière extrêmement importante et cette contrainte financière, elle est une condition de l'assainissement de l'économie française et du retour de la croissance. Donc, il faut que nous intégrions l'ensemble des mesures qui sont prises ou qui sont à prendre dans le cadre d'une véritable stratégie. C'est pour cela qu'il est difficile de se prononcer mesure par mesure.

Bien évidemment, il y a un problème de pouvoir d'achat en France. Il y a un problème en ce qui concerne les petites retraites, qu'on veuille honorer et améliorer ces attentes et qu'on veuille améliorer ces situations, je le comprends parfaitement ; mais il faut resituer ça dans une perspective globale.

Donc, au Président de la République, au Premier ministre de nous expliquer comment on va faire pour, à la fois lutter contre les déficits et en même temps, prendre en compte cette exigence fondamentale de Justice sociale à un moment où l'inquiètude des Français est forte. Je vous dirais la même chose sur les taxis. Il y a un rapport Attali...

Avant que je pose la question, bravo !

Mais bien sûr. Toujours, il faut anticiper, monsieur Aphatie.

Ah bravo ! Alors là ? Qu'est-ce que vous allez dire sur les taxis.

Tout simplement qu'il y a beaucoup de mesures dans le rapport Attali.

316...

Voilà et c'est à la fois l'avantage et l'inconvénient. C'est que maintenant il faut choisir. Et il faut expliquer quelle va être la stratégie. Au Président et au Premier ministre de définir la stratégie politique qui va permettre à notre pays de se moderniser, de s'adapter et à la croissance de revenir, et à la compétitivité française de s'accroître.

Alors, il y a des mesures qui évidemment sont douloureuses qui mettent un certain nombre de nos concitoyens dans la rue, qui suscitent des incompréhensions. Eh bien, il faut bâtir, c'est aussi l'inconvénient des rapports. C'est que quand on les met à plat, ils suscitent beaucoup de réactions.

Est-ce qu'il faut se déterminer en fonction de la réaction publique, de telle ou telle ? Est-ce qu'il faut, au contraire, se déterminer sur une vision plus ample, plus stratégique ? Je crois qu'il faut sortir du coup par coup pour voir ce qu'est l'intérêt général. C'est ce qu'il y a de plus difficile en Politique. Prendre des mesures ponctuelles, c'est en somme relativement facile. Il faut éviter de le faire et j'en sais quelque chose, sous la pression. Tirons les leçons de l'expérience. Mais il faut se déterminer en fonction de l'intérêt général. L'intérêt général, c'est quoi ? Quelle Croissance ? Comment améliorer la compétitivité française ? Comment mieux défendre le pouvoir d'achat de nos concitoyens ?

Vous avez anticipé, mais du coup peut-être un peu trop parlé, c'est-à-dire, vous regrettez que le gouvernement ait renoncé à supprimer les licences de taxis et qu'il ait renoncé en rase campagne ?

Je comprends le choix du gouvernement.

Oui, vous comprenez, mais vous le regrettez.

Mais je me pose la question. Comment va-t-on faire pour véritablement créer les conditions de la croissance ? Donc, ce que je veux, c'est la réponse globale. Y'a une réponse particulière qui est prise. On ne choisit pas de libérer un certain nombre de professions parce que j'imagine que si la décision est prise pour les taxis, que va-t-on faire pour les autres ?

Et ça, vous le regrettez ? Vous regrettez qu'on ne libère pas un certain nombre de professions ?

Je regrette, pour ma part, de ne pas avoir d'explications sur ce qu'il va être fait dans ce domaine spécifique. Je comprends parfaitement les revendications des taxis, ils ont un problème particulier. Le rapport Attali proposait qu'on essaye de prendre en compte cette demande spécifique des taxis tout en touchant et en ouvrant ces professions fermées. Une fois de plus, je comprends le problème mais je veux savoir dans quel contexte, avec quelle analyse, avec quelle stratégie, avec quelle vision à moyen et long terme de notre pays, eh bien nous allons avancer.

Et ça, vous ne le savez pas. On prend des décisions sans expliquer dans quelle stratégie elles se situent ?

Mais je souhaite tout simplement rappeler l'importance pour que chacun des Français puisse avoir une perspective. On ne peut pas vivre avec des décisions prises au coup par coup. Nous avons besoin de savoir où nous allons.

A la suite de plusieurs interventions sur la religion qu'a faite le Président de la République, une pétition circule qui s'appelle : "Sauvegardons la laïcité de la République". Pourriez-vous la signer, Dominique de Villepin ?

Ah, je pourrais tout à fait la signer parce que pour moi, c'est un combat essentiel, celui de la laïcité. Il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays, beaucoup de tensions dans notre pays.

Et les discours de Nicolas Sarkozy menacent la laïcité, aujourd'hui, en France ?

Je crois qu'il faut être vigilant. Je crois qu'il faut éviter d'ajouter de la confusion ; et là encore, il faut savoir où on va, ce qu'on veut. Nous sommes dans un monde où les tensions religieuses, les tensions confessionnelles sont source de beaucoup de crispations et de beaucoup de dangers.

Et les discours du Président de la République rajoutent aux tensions ?

C'est un risque. Ce que je souhaite c'est que l'équilibre qui a pu être trouvée en France soit perpétuée. Donc avant de changer un système, réfléchissons aux avantages et inconvénients de notre système. Je crois que ce sont des équilibres extrêmement fragiles. La République, les principes républicains, c'est vrai de la laïcité, c'est vrai de l'égalité des chances, de la justice et de l'indépendance de la justice, tout ça ce sont des éléments auxquels il faut prendre beaucoup de soins.

Dominique de Villepin, "Hôtel de l'Insomnie" chez Plon, c'est le livre qu'il publie. Et puis il dort bien maintenant, voyez, parce qu'il était bien réveillé ce matin sur RTL. Bonne journée.

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Martine 09/02/2008 08:15

En rapport avec l'intervention de Mathilde sur le point. Un passage un peu ancien de l'excellent blog de Gilles Klein Le Phare, blog que DDV aimait beaucoup, et sur lequel je suis souvent intervenue en sa faveur. Il fut très content de mon intervention contre l'affreux FOG. Nous en avons parlé ensemble. Tout ce que Giesbert raconte est faux, et cela le faisait d'autant plus souffrir qu'ils avaient été amis intimes.

Nous ne participerons pas au grand lynchage de Dominique de Villepin que les médias, après l’avoir tant encensé, ne vont pas manquer de commencer.

Ha bon ? Bravo ! Mais ensuite le procureur Giesbert passe à l’attaque dans la dernière colonne "Il n’en reste pas moins.." et là on est étonné du procédé, pour ne pas dire plus, une question directe à Dominique de Villepin :

Peut-il certifier qu’il n’a jamais dit à l’auteur de ces lignes, ni à personne, à la mi-juillet 2004, alors même que le bidonnage était établi : "Sarkozy, c’est fini. Si les journaux font leur travail, il ne survivra pas à cette affaire-là" ?

Bref, si vous rencontrez Giesbert dans l’ascenseur, n’ouvrez pas la bouche. S’il vous demande à quel étage vous allez ? Appelez votre avocat et un huissier, mais surtout ne répondez-pas.

05 mai 2006 Publié Médias | Lien permanent | Alerter
Commentaires
Faut bien vendre du papier, mon pauv’ monsieur!!!
Après, il serait intéressant de demander à FOG sa définition personnelle du concept de lynchage… Tout étant très relatif de nos jours….

Rédigé par: dubuc | le 05 mai 2006 à 11:24| Alerter

Bravo de l’avoir dit. Avant, il y eut les paroles obcènes attribuées à Villepin, lui si raffiné, si courtois, et dont le Canard déchaîné fit ses choux gras. Dites à Giesbert que moi qui suis également un auteur à succès de chez Flammarion, mais de meilleur aloi, car j’écris de la poésie au lieu de diffamer pour vendre, je le méprise et même je vomis sur lui.

Rédigé par: Martine Broda | le 05 mai 2006 à 11:29| Alerter

mathilde 08/02/2008 17:46

Quand SARKO se poutinise dans la transmission de l'information.
SARKO a interdit la prise & diffusion d'images du Tchad !
Il n'aurait quand même pas aider militairement le président contesté du Tchad ?
... pour lui faire souffler à l'oreille sa proposition "spontanée" de la grâce présidentielle des pieds nickelés de l'humanitaire, "l'arche de Zoé" !!!
Cela sent l'arnaque à des milliers de km de vol d'oiseau.

http://www.rue89.com/2008/02/03/sarkozy-ne-voulait-pas-dimages-du-tchad

mathilde 08/02/2008 16:58

Droit de cuissage en devenir, Samira ?
L'homme qui croit valoir 138 000 euros le vol, n'aurait-il pas déjà donner son écot par anticipation ???
Du temps de la Chiraquie, de tels débordements valaient démission acceptée (Hervé Gaymard).

Quelle curiosité que notre pays, jamais remis de son roi étêté !
Peut-être que nous devrions raccrocher notre pays au rocher monégasque et nous approprier Caroline de Hanovre, royale régente ! Au moins avec ses fils nous aurions les originaux au lieu de leurs copies avec les fils du Magyar.
Je crois qu'elle réside déjà à Fontainebleau...plus qu'à ressusciter le château. Nous pourrions même faire roi et reine communs avec l'Allemagne par le biais des Hanovre.....en attendant que grandisse le fils métis d'Albert, totalement dans l'air du temps.
On ne peut que risquer meilleur après SARKO 1er.
Il n'y a que SARKO capable de créer des fantasmes aussi dingues !

samira 08/02/2008 14:03

L'Express:
UMP-Générale: conjuguons nos talents
(8/02/08 - 07h54) L'UMP avait de bonnes raisons de suivre de près l'affaire de la Société Générale, déstabilisée par une fraude d'une ampleur colossale. C'est en effet dans cette banque que le principal parti de la majorité a son compte. L'année dernière, le candidat Nicolas Sarkozy avais également choisi cette société pour y souscrire un emprunt, afin de financer sa campagne présidentielle. Devenu président, il continue de rencontrer régulièrement les grands donateurs de l'UMP. Le 30 janvier, il les recevait ainsi au Cercle Interallié, dans le VIIIe arrondissement."
Ludovic Vigogne

Le Figaro:
Le secrétaire d'Etat a modifié au dernier moment l'organisation d'un déplacement à Washington pour participer à un «pot» à l'Elysée, l'obligeant à louer en catastrophe un avion privé à 138 000 euros."
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/02/06/01002-20080206ARTFIG00484-christian-estrosi-s-excusepour-son-couteux-voyage.php

Tout cela juste pour prendre un pot avec le roi. Bientôt, comme à l'ancien temps, ils pousseront leur épouse dans le lit du roi pour reccueillir ses faveurs. Si cela n'est pas déjà fait !

mathilde 08/02/2008 13:00

Je teste pour voir si mon post passe, suite à celui de l'équipe du blog, qui se retrouve coincée par un problème technique.

Je suppose que cela ne peut être que technique, car en sarkozie ils ont des chiens fous à gérer qui déferlent de partout...même, voire enfin à l'assemblée côté UMP.
Enfin les députés semblent sortir de leur coma sarkozien !
C'est que du terrain, la colère de leurs électeurs gronde & monte.
Ils craignent pour leurs mairies, et plus personne ne veut de Sarkozy dans sa municipalité....même pas Gaudin (ce matin sur Europe 1)
Sarko qui se prend un gadin de Gaudin !!! et pas seulement ...!
Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, dans les premières villes de France déjà quasiment acquises à la gauche, Marseille....cela n'est pas joué pour la droite, et Bordeaux jouable pour un Juppé sans Sarko !!!
BAYROU n'est pas en position confortable, et il a le mérite d'oser prendre ce risque-là.
Pau pourrait devenir le territoire de Navarre d'où il repartirait à la conquête du fauteuil si mal occupé par SARKO 1er....comme cela s'est déjà produit quelques siècles passés par un certain Henri et sa poule au pot...et rien à voir avec le Henri, gourou de Sarko, qui articule la bouche en cul de poule !
Le cheval SARKO va finir hongre à ce train-là....et je ne pensais pas à sa messaline transalpine....quoique avec l'ouverture, peut-être n'est-elle qu'une Mata-Hari au service d'un ex-PM du PS pour donner le baiser de la mort à la droite !!!
Mais je crains fort que ce rêve-là ne se réalise de si tôt.
Hier un SMS dérangeant, aujourd'hui une Ministre des Finances qui a décidé de rendre son tablier : cette semaine alors qu'elle défendait à l'assemmblée en direct la légimité gouvernementale à faire sauter le statut rentier des chauffeurs de taxi, les dépêches tombaient concernant cette même réforme abandonnée par le roitelet encore locataire de l'Elysée. Il reçoit les bistrotiers, et voilà qu'il tombe une fois encore la culotte !
La droite UMPiste pourrait bien se retrouver à poil après les municipales....avec déjà 20 régions sur 21 à gauche.
Il a été gentil Villepin quand il a dit à l'étranger que SARKO finira en slip....moi je pense qu'il finira nu comme un ver "bling-bling"..luisant, sauvé in extremis par un slip "petit-bâteau" du clone de son ex.

Et pendant ce temps, Dominique de Villepin déploie son envergure d'aigle impérial.

Le petit agité du bocal qui dit tout voir, tout entendre, j'espère qu'il ne perd pas une miette de la musique villpinienne qui telle une sirène va finir par couler sa barque en carton pâte sans fond.