Source: TF1/LCI :
Gergorin contre-attaque
Interviewé par Le Figaro, Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, mis en examen dans l'affaire Clearstream affirme avoir été "manipulé par sa
source". Source dont, assure-t-il, il révèlera le nom aux juges d'instruction.
Il dit néanmoins sa conviction "qu'il n'y a eu aucune manipulation de la part des personnalités politiques avec lesquelles (il a) été en contact".
L'ancien vice-président d'EADS, poursuivi dans l'affaire politico-judiciaire Clearstream, se dit convaincu d'avoir été manipulé et promet de révéler le nom de
sa source aux juges d'instruction, dans un entretien paru samedi dans le Figaro.
Jean-Louis Gergorin a été mis en examen dans ce dossier en juin 2006 pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux" avec son ex-collaborateur, Imad
Lahoud, suspecté d'avoir introduit dans des listings comptables de l'institution financière des noms de personnalités dans le but de leur nuire, ce qu'il nie. Jusqu'à présent, Gergorin a avoué
aux juges être l'auteur des envois anonymes adressés à la justice en 2004 dans le but de dénoncer des personnalités qui auraient touché des commissions occultes via Clearstream.
Ma source "a rajouté des noms de personnalités"
Mais il s'était toujours dit convaincu que les fichiers qui fondaient sa dénonciation, pourraie²nt être issus d'une pénétration informatique du système de
Clearstream et qu'ils contenaient un fond de vérité. Un scénario qui ne lui paraît plus crédible aujourd'hui. "Il ressort des résultats d'une expertise informatique que j'ai sollicitée le 15 juin
2006, jointe au dossier il y a quatre jours, que le fichier des 8236 transactions Clearstream, que j'ai reçu de ma source début avril 2004, provient d'une falsification, et non d'une pénétration
informatique, comme je l'ai longtemps cru", explique l'ancien vice-président d'EADS.
"Je suis convaincu désormais que l'histoire est la suivante. Premièrement, ma source a eu véritablement, en 2003 et 2004, un accès humain au sein de
Clearstream : il a eu connaissance d'opérations suspectes. Deuxièmement, ma source a faussement indiqué au général Rondot et à moi-même avoir pénétré le système informatique de Clearstream. Seul,
ou à l'instigation d'autres acteurs, il a rajouté des noms de personnalités n'ayant aucun rapport avec les opérations suspectes initiales", détaille Jean-Louis Gergorin au Figaro.
Questionné sur Imad Lahoud comme étant la source de ses fichiers, Gergorin indique réserver sa réponse aux magistrats
instructeurs. Il précise cependant que, selon lui, "l'ampleur et la complexité de la manipulation des données rendent peu probable une opération solitaire". Interrogé sur une éventuelle
manipulation politique visant à salir le nom de Nicolas Sarkozy (cité dans les listing comme détenteur d'un compte occulte), cet ancien proche de Dominique de Villepin, dit "sa conviction absolue
qu'il n'y a eu aucune manipulation de la part des personnalités politiques avec lesquelles (il a) été en contact dans cette affaire".
http://tf1.lci.fr/infos/france/justice/0,,3403970,00-gergorin-contre-attaque-.html
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