Villepin affirme qu'on lui fait "un procès d'intention politique"

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L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mercredi devant la presse qu’on lui fait "un procès d’intention politique" dans l’affaire Clearstream, et que la police s’est aventurée "sur un terrain politique qui n’était pas le sien".

"Il y a un procès d’intention politique qui est fait", avec un dossier "construit autour d’un certain nombre de rumeurs et qui se termine par ce que j’ai du mal à considérer autrement qu’une farce", a-t-il déclaré lors de l’émission Questions d’info (LCP-France Info-AFP). "La police s’est aventurée là sur un terrain politique qui n’était pas le sien (...) je n’ai aucune inquiétude, je sais que la justice au bout du compte l’emportera", a-t-il ajouté. "Je suis surpris de voir que dans notre pays, même si ce n’est pas une chose rare, on puisse retenir des éléments à charge sans preuve avec une interprétation, avec un procès d’intention et à ce point faire l’économie de la réalité des faits", a-t-il ajouté. M. de Villepin était interrogé sur un rapport de la police judiciaire remis aux juges, selon lequel il a notamment cherché dans cette affaire à empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de l’UMP. M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l’affaire Clearstream.

Source: Questions d'info

Publié dans L'affaire Clearstream

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Philippe 10/03/2008 10:00

Au vu des résultats de ce premier tour des élections municipales et d'une partie des cantons, qui marque un désaveu franc et massif des électeurs des orientations et pratiques du sarkozysme, une chose est claire: Nicolas Sarkozy n'a plus de majorité dans la population.

De plus, on notera que les élus UMP qui ont été élus dès ce premier tour de scrutin ne sont pas de ses plus proches amis, mais surtout ceux qui se sont investis dans la vie locale.

Bref, contre lui, c'est un retournement de situation et un changement brusque de majorité politique. Sans lui, les élus locaux survivent, surtout sans le sigle UMP.

Exemple qui dit tout: Jean Sarkozy élu à Neuilly avec 52% des voix exprimés contre 72% à son prédecesseur au même poste, L C Bary!!!

Ce résultat du fils Sarkozy à Neuilly dit tout pour le pays.

De la presse étrangère qui regarde ces élections, tout le monde a retenu la gifle donnée au Président français qui passe plus de temps avenue Mozart chez Carla Bruni- qu'à l'Elysée.

Certains médias ironisent même sur le thème: quelle catastrophe bien plus éclatante l'UMP aurait subie si le PS avait eu un stratégie et une vraie direction au lieu de trouver cette victoire de facto alors qu'il est toujours en pleine crise de direction et d'orientation!

Les horribles langues satiriques....

Le choc est profond d'autant que, visiblement, après la confirmation par les urnes de la "rupture" entre les citoyens et Nicolas Sarkozy, le second tour risque de voir les choses se matérialiser en pertes de villes et de départements pour le parti UMP des "godillots sarkozystes".

Avec tous les effets secondaires de ce type de déclin....

Résumons, nous avons en France aujourd'hui:
- un Président internationalement décrédibilisé, nationalement rejeté, incapable et incompétent, certes hargneux, mais frapé par la perte de légitimité populaire massive.
- un gouverneemnt qui navigue à vue après avoir accumulé erreurs, incompétences, atteintes à la démocratie (TCE de Lisbonne) et démolition de la Justice, prisonnier des carcans européens dans lesquels il s'est lui-même ligoté, impuissant à résoudre le plue petit problèmes des citoyens.
- une UMP en miettes dont tous ont compris qu'elle est condamnée à l'échec et à l'impuissance, voir aussi à l'éclatement à terme plus ou moins rapide.
- une opposition politique pour l'heure encore peu structurée pour être une alternative fiable pour l'opinion, mais qui vit et surfe sur une vague de mécontentement qui rassemble près de 60% des habitants du pays, ce qui rend la situation sociale très explosive, tout cela étant combiné aux questions d'emplois pérennes, de revenus assurés et d'avenir lisible.

Le cocktail est effectivement très volatile.

Nicolas Sarkozy est maintenant, il le sait et tout le monde le voit, assis sur un volcan social.

La moindre étincelle, judiciaire, politique, sociale, économique, scandaleuse, peut mettre le feu aux poudres qu'il a accumulées.

Quant à la majorité de députés UMP, elle ne représente plus la majorité du pays, elle est en complet décallage avec le peuple et ne peut que tenter de sauver ses sièges qu'en refusant d'endosser les dérives du petit Président.

L'acte 1 de la procédure de destitution dont nous avons ici assez discutée a eu lieu.

A l'acte 2 maintenant...

PHG 09/03/2008 20:25

A Eric P

Toujours sur le pont ??? Mefie toi, les voies d'eau c'est en dessus.

laetimeg 09/03/2008 19:51

http://www.lalibre.be/actu/europe/article/407253/sarkozy-menace-d-un-vote-sanction.html

laetimeg 09/03/2008 19:42

A 19h40, selon un journal suisse, le PS est à 47,5% et l'ump à 40%, le modem à 4,5% et le FN à 2%.... résultat plutot supprenant...si c'est vrai pour le modem et le fn c'est une veritable claque!!!!

Vibia Galla 09/03/2008 16:55

Alors ravilob nomis, après la voix, après le silence, quel est le troisième élément ? Et combien y a t'il d'éléments ??