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Lundi 7 avril 2008

Vous pourrez lire sur le site de Backchich un article sur l'affaire Clearstream.

En voici un extrait: "La stratégie de Nicolas Sarkozy a évolué : désormais, on accable deux suspects, qui risquent de faire les frais de toute cette affaire de listings bancaires trafiqués et d’endosser le costume du lampiste"

par L'équipe du Blog publié dans : L'affaire Clearstream
ajouter un commentaire commentaires (3)   

Commentaires

http://www.m6info.fr/m6info/monde/betancourt--mission-impossible-/article.jsp?id=ri2_823001&cid=awl_787239

Et si Sarkozy était la plus mauvaise carte pour demander la libération aux Farcs ?
Les Farcs savent comment a avorté et par qui l'expédition secrète de Dominique de Vuillepin en 2003 ?
Comment pourraient-ils faire confiance ?
Les Farcs ne sont dignes d'aucune confiance, et de ce fait parano à l'égard de tout politique incendiaire déguisé en pompier.....sauf peut-être une seule personne que la tête des Farcs semble tenir en respect : Dominique de Villepin !!!

Quant à "Clearstream", tout le monde sait à présent que ce pétard mouillé monté en chantilly par qui nous savons, devient un boulet auto-créé.
J'espère bien que Dominique de Villepin ne renoncera pas aussi discrètement que "Zig & Puce" à leur équipée de sauvegarde des commissions pas perdues pour tous des "Frégates".

Philippe, que devenez-vous ?
Vous avez probablement des infos concernant Taiwan ! Vous n'allez pas faire comme "Zig & Puce" et lâchez l'affaire ?
commentaire n° : 1 posté par : mathilde le: 07/04/2008 13:28:56
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2155/articles/a295516-les_secrets_de_laffaire_betancourt.html

Dans cet article relevé par Nathalie, écrit par Serge Rafy au Nouvel Obs en 2006, il est utile de le lire pour comprendre pourquoi celui qui s'érige aujourd'hui en futur sauveur, qui envoie épouse et fils à la marche blanche, est peut-être la personne la moins appropriée pour réussir cette délivrance, contrairement à Dominique de Villepin.

Voici quelques extraits de cet article très long et fruit d'une recherche très aboutie.

........Sur le chemin escarpé, les deux hommes avancent à dos de mulet. Leur mission : explorer une aire sécurisée pour une rencontre entre les Farc et le gouvernement colombien, afin de négocier une éventuelle libération d'une soixantaine d'otages politiques colombiens, dont Ingrid Betancourt.
Jean-Pierre Gontard et Noël Saez ont l'habitude de ces escapades en terrain miné. Ils sont tous les deux spécialistes de la Colombie. Gontard le Suisse, universitaire spécialiste de l'Amérique latine, directeur adjoint de l'Institut universitaire d'Etudes du Développement de Genève, et Saez le Français, ancien consul de France en Colombie, depuis des années, ont rencontré les chefs de la guérilla aux quatre coins du pays, dans la jungle la plus reculée ou sur des nids d'aigle inaccessibles. Début décembre 2005, ils reviennent sur le terrain. Encore et encore. Ils visitent le pueblo d'El Retiro, son école, sa chapelle, où devrait se dérouler la « conférence ». Le duo d'explorateurs fait de la topographie et de la photographie. Les deux hommes vérifient les postes de contrôle où seront installés les 50 observateurs internationaux, les chemins d'accès pour les officiels colombiens et ceux réservés aux émissaires de la guérilla. Chaque secteur est fouillé, ratissé, ausculté. Si tout va bien, dans quelques semaines, le gouvernement colombien et ses ennemis de la guérilla vont discuter du sort d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas, son amie, et des autres otages. Le président Uribe a donné son accord pour ce Yalta andin.
.............C'est la mission des deux émissaires européens. Occuper le terrain, garder le contact, faire comme si Ingrid et les autres allaient sortir demain. Continuer à espérer. Gontard et Saez con-naissent le dossier Betancourt dans le moindre détail. L'enlève-ment, le 23 février 2002, dans la région de San Vincente del Caguan, en pleine campagne présidentielle. La première cassette vidéo, l'été qui suit, où on la découvre fatiguée, balbutiante. Et puis les interventions de Dominique de Villepin, de Jacques Chirac, le voyage du président Uribe à Paris, le combat de la famille d'Ingrid, de sa mère Yolanda, ancienne députée, femme passionnée, exigeante, combative, les coups de colère de son ex-mari, le diplomate Fabrice Delevoye, de ses enfants. La médiatisation à outrance.

............Noël Saez, en 2004, rencontre à cinq reprises les chefs des Farc pour tenter de faire libérer Ingrid Betancourt. Jean-Pierre Gontard, lui, a même réussi à faire libérer plus d'une centaine d'otages, sans faire de bruit. Sur la pointe des pieds. C'est ce succès qui a intrigué les Français. Quel est le secret de nos cousins helvètes ? Pourquoi réussissent-ils là où nous échouons ? (voir l'entretien avec Micheline Calmy-Rey). Seule différence : les Suisses informent toujours le gouvernement colombien de l'activité de leur envoyé spécial sur le territoire colombien. Les Français, eux, ont à plusieurs reprises tenté de faire cavalier seul. Ils ont omis de prévenir le président Uribe des balades dans la jungle de Noël Saez. C'est dans ce contexte de tension que survient l'affaire de l'équipée amazonienne, en juillet 2003 : l'opération 14 juillet.

...........Depuis quelques mois, un collaborateur de Dominique de Villepin rencontre régulièrement à Madrid un représentant des Farc. Ce sont les guérilleros colombiens eux-mêmes qui ont pris contact avec Paris. Pourquoi ?

........Le chef des Farc, le fameux Marulanda, connu aussi sous le pseudonyme de Tirofijo, âgé de 74 ans, est tombé sous le charme de Dominique de Villepin à l'ONU, en février. Le vieux guerrier a un faible pour ce flibustier qui « a nargué l'impérialisme américain ». Il est prêt à faire un geste pour lui.

............Au moment où Astrid s'apprête à partir dans la jungle, à la frontière brésilienne, à Paris, on a donc de sérieux doutes sur cette libération précipitée. Pierre-Henri Guignard, adjoint de Pierre Vimont, directeur de cabinet du ministre, rédige même un rapport évoquant un piège. Et si cette opération visait à déstabiliser Dominique de Villepin ? Les services secrets colombiens, voire américains, ont-ils manigancé un guet-apens pour punir Villepin et sa politique anti-Bush ? En voyage officiel à Moscou, le ministre des Affaires étrangères français est informé du développement de l'affaire. Il parvient à joindre Astrid Betancourt, en pleine forêt amazonienne, à Leticia. La soeur d'Ingrid a laissé le numéro de téléphone de la pharmacie du village pour qu'il puisse la joindre. Elle confirme au ministre qu'elle a bien rencontré deux guérilleros des Farc sur les bords du fleuve Iça et qu'Ingrid « va être libérée dans les deux jours » dans la zone où elle se trouve. Il y a urgence. Elle ajoute qu'elle n'a aucune confiance dans le gouvernement Uribe, qui peut à tout moment faire capoter le sauvetage. Que faire ? Dominique de Villepin n'hésite pas une seconde. « S'il y a une chance sur cent que cette histoire soit vraie, dit-il, il faut tenter notre chance. Il ne faut avoir aucun regret. » Il donne son feu vert. C'est Pierre-Henri Guignard, le diplomate qui avait émis des réserves, qui part, avec un médecin et quatre agents de la DGSE. Vingt heures d'avion dans un froid glacial, dans la soute d'un Hercule C130, équipé d'une civière, d'un défibrillateur, d'un kit de survie et de médicaments chirurgicaux pour des interventions intestinales. La suite ? Une opération éventée dès les premières minutes par la presse brésilienne. Un retour peu glorieux à Paris de l'équipage du C130.

.....En rentrant à Bogota, elle (Astrid Bétancourt)apprend le fiasco de l'opération et le tohu-bohu médiatique qu'elle a suscitée. Elle est per-suadée que les Français ont été piégés. Pour elle, une « manip » aurait été concoctée par une officine de renseignements afin d'abattre politiquement Villepin en lui collant un mini « Rainbow Warrior » sur le dos... Absurde ? Les Farc démentent de leur côté avoir jamais proposé une libération pour des raisons médicales. Troublant. Elle téléphone à Dominique de Villepin et s'excuse de l'avoir mis dans un tel pétrin. Ce dernier réplique : « Ne t'inquiète pas. Je sais me défendre. Et, de toute manière, s'il fallait le refaire, je le referais. »

Ironie du sort : au même moment, Nicolas Sarkozy, invité par le président Uribe dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de drogue, se trouve à Bogota. Chez Dominique de Villepin, on l'avait prévenu depuis quelques semaines que le Quai-d'Orsay négociait discrètement avec les Farc et qu'en se rendant à Bogota il pouvait compromettre les négociations. Après avoir longtemps hésité et retardé son départ à plusieurs reprises, le ministre de l'Intérieur s'est finalement envolé pour Bogota. Cette fois, il saute sur l'occasion pour enfoncer son rival. Il lâche aux journalistes la petite phrase qui tue : « Villepin est un fou ! Vous vous rendez compte ? C'est comme si le Brésil montait une opération clandestine à Saint-Laurent-du-Var sans prévenir Paris ! » Le coup fait très mal. Sarkozy est en position de force. Il en profite pour tenter de récupérer le dossier Betancourt. Il envoie son épouse, Cécilia, visiter le foyer de jeunes en difficulté de Yolanda, la mère d'Ingrid. Au cours de la conversation, Cécilia Sarkozy promet des fonds pour les bonnes oeuvres de Yolanda. Un proche de Nicolas Sarkozy, ancien collaborateur à la mairie de Neuilly, téléphone même, de Paris, à Astrid Betancourt. Il la supplie de se rendre à une réception organisée par le ministre de l'Intérieur à l'ambassade de France de Bogota. Pour la photo...
En rentrant à Paris, Nicolas Sarkozy, triomphant, indique clairement qu'il reprend le dossier en main. Il envoie discrètement en Suisse le directeur de la DST, Pierre Bousquet de Florian...........

Il faut lire cet article de bout en bout pour comprendre la situation et récupération en cours.
.........
commentaire n° : 2 posté par : mathilde le: 07/04/2008 14:09:49
J'ai lu cet article hier soir, c'est effrayant !!!

Moi aussi, je pense à Philippe que l'on n'entend plus en ce moment.
commentaire n° : 3 posté par : Vibia Galla le: 07/04/2008 17:27:01

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