Clearstream: la défense de Villepin dénonce une "ingérence de l'appareil d'Etat"

Publié le par L'équipe du blog

L'un des avocats de Dominique de Villepin, Olivier Metzner, a dénoncé vendredi une "ingérence de l'appareil d'Etat" dans le procès Clearstream, après les déclarations de Claude Guéant et de Patrick Ouart, deux conseillers de Nicolas Sarkozy.


"Contrairement à ce qu'il affirme, Nicolas Sarkozy n'est pas une partie civile comme les autres", a réaffirmé à l'AFP Me Metzner. "Il y a une ingérence de l'appareil d'Etat dans ce procès par le président, son plus proche conseiller (Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, ndlr) et le conseiller justice de l'Elysée (Patrick Ouart, ndlr)".


Dans un ouvrage à paraître ("Justice, le ministère infernal", du journaliste Matthieu Delahousse), Patrick Ouart affirme qu'il "conseille Nicolas Sarkozy" dans le cadre de l'affaire Clearstream, dans laquelle le président est partie civile.

"Ses intérêts sont défendus par un duo formé de Thierry Herzog (l'avocat de M. Sarkozy, ndlr) et moi-même. Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts", soutient M. Ouart.


Pour Me Metzner, "le conseiller justice de l'Elysée se pose en co-défenseur de Nicolas Sarkozy, c'est gravissime comme propos". "Il est payé par qui? Par les Français. Il se commet d'office aux frais de l'Etat", a-t-il dénoncé.


L'avocat s'est également élevé contre les déclarations de M. Guéant défendant l'emploi du mot "coupables" par le président, qui a valu à Nicolas Sarkozy d'être assigné en justice pour atteinte à la présomption d'innocence par Dominique de Villepin, prévenu au procès Clearstream.


"En général, les coupables figurent parmi ceux qui sont présentés par les juges", avait affirmé Claude Guéant.

L'avocat y voit là une nouvelle atteinte à la présomption d'innocence de son client par le secrétaire général de l'Elysée qui "sort de son poste".


Me Metzner dit également s'interroger sur la "proximité" entre Imad Lahoud, falsificateur présumé des listings Clearstream, et "le cercle rapproché" de Nicolas Sarkozy, notamment François Pérol, avec qui il a déjeuné ou dîné à une quinzaine de reprises entre février 2004 et juillet 2005.


François Pérol a été directeur adjoint de cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy, puis secrétaire général adjoint de l'Elysée.

Soupçonné de la faillite frauduleuse du fonds d'investissement Volter en 2000, Imad Lahoud encourait des poursuites par le Conseil de Discipline de la Gestion financière (CDGF) pour ne pas avoir déclaré de compte dépositaire pour ce fonds d'investissement, a-t-il expliqué, reprenant des informations du site Médiapart.


Le compte dépositaire est censé permettre la localisation des fonds. En son absence, les 42 millions de dollars du fonds Volter se sont évaporés. Ouverte depuis huit ans, l'enquête judiciaire est toujours en cours.

Il revenait notamment au représentant du Trésor au CDGF (à l'époque François Pérol) de saisir le Conseil de discipline de cette absence de déclaration de compte dépositaire, ce qui n'a pas été fait.

"Un haut commis de l'Etat va dîner 15 fois avec un gars soupçonné d'avoir piqué 42 millions de dollars", s'est étonné Me Metzner, s'interrogeant sur un "lien" entre les affaires du fonds Volter et Clearstream.

Les débats au procès Clearstream de dénonciation calomnieuse doivent s'achever lundi avant les plaidoiries des parties civiles.

Source AFP

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FH 11/10/2009 21:45


DERNIERE LIGNE DROITE

Notre ancien premier ministre arrive même à trouver l'énergie de courir ce marathon .Non seulement il a l'air de s'amuser mais en plus ça le rend plus proche des gens (c'est tout "benef").
Alors demain c'est la dernière semaine de ce procès qui ressemble à la cour des miracles.Comme on dit , c'est dernière ligne droite de cette mascarade (on m'a rapporté que même Eva Joly qualifiait
ce procès de brouillard pour cacher la véritable affaire )alors bonne chance.
Bon changeons de sujet je viens lire un article intéressant sur le blog gaulliste libre de Laurent Pinsolle intitulé "stop à l'autorisation des paris en ligne".
En tout cas une chose certaine,c'est que ça arrange bien les affaires de certains proche de ns .Vous savez ses copains avec des casinos qui depuis des années font pression pour que ce type de paris
en ligne existe en France .AAAAAAAAAAAAAh qu'est qu'on ne ferez pas pour ses amis.

ZUT! j'allais oublier un truc au sujet de la nomination du fils de notre bien aimé président à la défense.J'ai lu le titre d'un article(je ne me souviens plus ou )qui était pas mal alors je vous
donne .Je crois que c'était "la fulgurante ascension de Jean sarkozy grâce au génie génétique" ( jean sarkozy c'est peut être un OGM, c'est pour ça qu'il est plus grand...rires j'ai honte j'ai
honte j'ai honte en plus je ne devrais pas moquer ) c'est nuuuuuuuuuuuul et c'est MINABLE Alors je le retire et je demande SOLENELLEMENT à notre bien aimé président de ME PARDONNER parce que dans
le fond, moi SA TAILLE JE M'EN FICHE ROYALEMENT.C'est pas ça le problème;).je l'ai trouvé trop drôle ce titre.
AHHHHHHHHHHHHHH la GENETIQUE (c'est très dangereeeeeeeeux) lorsqu'on l'utilise mal elle peut justifier tout et n'importe quoi .


Michel 11/10/2009 16:30


CLEARSTREAM : ET SI C'ETAIT SARKPSY LE MANIPULATEUR ?

Ci-joint, un copié-collé d'un article de Médiapart que vous ne verrez ni dan Le Figaro, ni sur TF1...



Avant Clearstream, le scandale où on retrouve Imad Lahoud
et un certain François Pérol
Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme
Article publié le vendredi 09 octobre 2009
Le passé d’Imad Lahoud remonte petit à petit à la surface, et
l’Elysée s’en passerait sans doute volontiers. Entre 2000 et 2002,
peu de temps avant de devenir le personnage central de la machination
Clearstream, l’ancien trader a bénéficié de ce qui apparaît
comme un traitement de faveur de la part de la Commission
des opérations de bourse (COB) et du Conseil de discipline de
la gestion financière (CGDF), ancêtres de l’actuelle Autorité des
marchés financiers (AMF). A cette époque pourtant, M. Lahoud
apparaissait, en tant que dirigeant d’une société de gestion agréée
par la COB, comme l’un des responsables de la disparition de 42
millions de dollars dans l’affaire du fonds Volter, un dossier d’escroquerie
susceptible d’avoir des ramifications politiques.
Or, selon plusieurs documents et témoignages recueillis ces derniers
jours par Mediapart, l’attitude manifestée par l’administration
s’agissant de celui qui est aujourd’hui présenté comme le falsificateur
des listings Clearstream témoigne d’une clémence peu
ordinaire. Et fait apparaître le rôle majeur joué par deux anciens
hauts fonctionnaires de la direction du Trésor, à savoir un proche
de Nicolas Sarkozy, François Pérol, et celle qui deviendra, plus
tard, l’épouse de ce dernier, Nathalie Guggenheim. Les sanctions
encourues par Imad Lahoud n’étaient pourtant pas minces : interdiction
définitive de gérer et peines d’amendes pouvant s’élever à
dix fois les profits réalisés.
M. Pérol fut notamment directeur adjoint du cabinet de Francis
Mer puis Nicolas Sarkozy au ministère des finances (2002-2005)
avant d’être promu secrétaire adjoint de la présidence de la République
en 2007. Il dirige depuis cette année le groupe Banque
populaire/Caisses d’Epargne (BPCE). Et l’un des premiers actes
de François Pérol à la tête de ce géant bancaire fut, le 23 juillet
dernier, de nommer à son conseil de surveillance... Marwan Lahoud,
l’un des frères d’Imad.
Selon d’autres informations, il apparaît qu’Imad Lahoud a également
échappé en 2003 à une mise en cause judiciaire dans une affaire
internationale de délit d’initiés alors qu’un rapport d’enquête
de la Commission des opérations de bourse (COB), dont Mediapart
a obtenu une copie, le présentait dès juillet 2000 comme l’un
des principaux bénéficiaires français des faits dénoncés.
Le juge d’Huy, du fonds Volter à Clearstream
Ces nouveaux éléments reposent la question des protections dont
semble jouir M. Lahoud depuis de nombreuses années, et de
sa proximité avec des personnes gravitant aujourd’hui dans le
premier cercle de Nicolas Sarkozy, partie civile dans le procès
Clearstream. D’autant que l’enquête judiciaire sur la déconfiture
du fonds Volter, ouverte en 2001 au palais de justice de Paris,
semble au point mort depuis qu’elle a été confiée, en 2003, à Jean-
Marie d’Huy, l’un des juges d’instruction de l’affaire... Clearstream.
Avant d’être présenté comme le falsificateur des comptes Clearstream,
Imad Lahoud était un jeune homme promis à un bel avenir.
Mathématicien de formation, ancien trader à Londres, où il
a amassé beaucoup d’argent, il a très vite fréquenté la haute société
parisienne à son retour en France, notamment grâce à son
épouse, Anne-Gabrielle Heilbronner, énarque et fille d’un ancien
directeur du cabinet de Jacques Chirac à Matignon, François Heilbronner.
Avec son beau-père, Imad Lahoud a monté en 1997 HL Gestion,
une société dont l’essentiel de l’activité consistait à gérer
les avoirs d’un fonds d’investissement, le Volter Fund Limited,
immatriculé dans les Iles Vierges britanniques. Un paradis fiscal.
HL Gestion a reçu, le 25 septembre 1997, un agrément de la COB,
viatique nécessaire pour pouvoir exercer cette activité financière.
Trois ans plus tard, à l’été 2000, les autorités boursières ne pouvaient
que constater la faillite des activités d’Imad Lahoud et de
son beau-père. Dans un rapport d’enquête, daté du 11 septembre
2000, le service de l’inspection de la COB relevait que la société
alors présidée par M. Lahoud était dans «l’incapacité [...] d’assurer
le remboursement des parts des souscripteurs, à en donner
une valorisation et à indiquer le volume de ses actifs financiers
disponibles ainsi que leur localisation». En résumé, et aussi incroyable
que cela puisse paraître : l’argent a littéralement disparu
et il n’est pas retraçable.
Le montant des pertes s’élève alors à la somme colossale de 42
millions de dollars. Mais il apparaît aujourd’hui que la société HL
Gestion n’est pas seule à avoir failli à sa mission, la COB ayant
joué un rôle pour le moins trouble depuis le début de cette histoire.
Première anomalie, qui s’apparente à un péché originel : la COB
n’a pas rempli, en 1997, l’une de ses obligations réglementaires
avant de donner son agrément. A savoir s’assurer de l’existence et
de la pérennité d’une convention signée entre HL Gestion et une
société dite «dépositaire», dont l’objet - fondamental - est de permettre
la localisation des fonds déposés. C’est à cause (ou grâce)
à cette absence de dépositaire que l’argent du fonds Volter a pu
ainsi s’évanouir dans la nature. Sans laisser de trace.
François Pérol au Conseil de discipline
La personne qui, au service de la gestion et de l’épargne de la
COB, a suivi le dossier HL Gestion en 1997 et constitué le rapport
d’agrément est une certaine Nathalie Guggenheim, future femme
1
Directeur de la publication : Edwy Plenel Directeur éditorial : François Bonnet
de François Pérol, et amie d’Anne-Gabrielle Heilbronner, épouse
Lahoud.
Interrogé par les enquêteurs de la COB le 18 juillet 2000, Imad
Lahoud a avancé une explication qui laisse songeur s’agissant de
l’absence de convention entre HL Gestion et une société dépositaire
: «Je ne dispose pas de relevés de comptes au nom de Volter
Fund. Comme je viens de vous l’expliquer, je n’ai pas pu, malgré
plusieurs demandes, obtenir communication de ces documents
depuis bientôt deux ans. Je me suis donc vu dans l’obligation de
gérer environ 300 millions de francs sans ces outils comptables.
Je suis également dans l’incapacité comptable de vous indiquer le
montant des avoirs.» C’est un peu comme si un pilote de formule
1 affirmait avoir dû conduire, pendant des années, sans roues ni
châssis...
Deuxième anomalie, de taille elle aussi : une inspection menée
par la COB à l’été 2000 sur la gestion de la société d’Imad Lahoud
n’a relevé que des irrégularités mineures, alors que la faillite
de l’entreprise, en état de cessation de paiement, sera prononcée
quelques semaines plus tard.
Au regard de la gravité des faits dénoncés par la COB dans ce
rapport du 11 septembre 2000, la procédure habituelle aurait pu
conduire à l’ouverture d’une enquête du Conseil de discipline de
la gestion financière (CDGF), une juridiction administrative indépendante,
compétente pour infliger des sanctions aux sociétés
agréées défaillantes. Outre l’auto-saisine, le CDGF pouvait être
activé de deux manières : soit par la COB, dont on imagine qu’elle
ne pouvait le faire au vu de son attitude dans cette affaire, soit
par le commissaire du gouvernement (représentant la direction du
Trésor au CGDF).
Or, qui occupe ce poste à la période clef ? François Pérol, nommé
commissaire titulaire le 16 mars 2001. Et sa suppléante n’est autre
que... Nathalie Guggenheim. L’actuelle compagne de M. Pérol
avait été nommée commissaire du gouvernement suppléante auprès
du CGDF dès le 6 avril 1999, poste qu’elle conserva donc
à la nomination de François Pérol comme commissaire titulaire.
Une chose est sûre, entre 1999 et 2002 (date à laquelle M. Pérol
rejoignit Bercy), à aucun moment le Conseil de discipline ne sera
saisi afin de se pencher sur les graves irrégularités constatées au
sein de HL Gestion.
Une attitude difficilement compréhensible. D’autant que l’affaire
du fonds Volter a déjà, à cette période, connu d’importants développements
judiciaires. Au mois de juillet 2000, Fortis Investment
Management France, qui détient des parts dans le fonds Volter, a
porté plainte, estimant avoir été victime d’une arnaque. Le parquet
de Paris ouvre alors une information judiciaire pour «escroquerie
» et «abus de confiance» , tandis que le fonds est placé en
liquidation judiciaire.
L’instruction est confiée à deux juges


Philippe 10/10/2009 12:03


Bonjour,

Le procès Clearstream aboutit à faire surgir du passé les actions, parfois très douteuses, des "hommes du Président".

François Pérol, déjà bien ennuyé dans d'autres dossiers comme celui de la Caisse d'Epargne, se voit ici en grand danger car il apparaît plus maintenant comme un "classeur de scandales financiers
d'un prévenu proche du Président" que comme un Conseiller politique.

Le fond de la question posée par Me Metzner sur sa gestion du dossier Volter est ailleurs que dans ces rappels- utiles- des faits. Il est dans la question sous-jacente:
"quels liens pervers ou, pour être plus précis, " d'intérêts mutuels PRIVES" certains proches de Nicolas Sarkozy entretenaient-ils avec Imad Lahoud"?

Et jusqu'où sont allées ces liaisons dangereuses et tordues, contraires à l'intérêt public et à celui des investisseurs floués et spoliés dans le dossier VOLTER?

Aurait-on aidé Imad Lahoud à échapper à de graves sanctions financières en échange de "services" nécessitant ses talents d'informaticien pour, par exemple, falsifié de vraies listes issues de
Clearstream?

C'est là une des clefs du procès qu'il faut désormais ouvrir pour que la vérité éclate au grand jour.

Concernant le passé sur les rétro-commissions de certains contrats d'armements, notamment avec Taiwan, je recommande à l'équipe du blog, aux avocats de Dominique de Villepin et aux lecteurs de ce
blog,la lecture de la formule papier de Bakchich n° 3!

C'est une lecture très édifiante, que les médias français ne s'empressent pourtant pas de mettre en valeur comme il conviendrait dans une vraie démocratie.....

A lire sans retenue, mais en se préservant de la nausée devant certaines pratiques de certains politiques afin de convoiter le trône élyséen à tout prix.

Bien cordialement


jaffar-bandjee 09/10/2009 18:59


Bonsoir les villepienistes,
Quand on est entouré comme il est le cas aujourd'hui alors que dans les temps jadis le Grand Patron le Général de GAULLE n'aurait pas accepté.
Qui croire tous les matins nous avons des nouvelles attaques de l'entourage du Juge Suprême, l'Inquisiteur, le Jury(ici il ne faut pas bcp mais un seul) l'Accusateur, le Bourreau et pour finir
l'Exécuteur (celui qui pend ou fait fonctionnait la guillotine ou le levier) quand toutes ses commandes sont dans une main pas attendre grand chose de la REPUBLIQUE.
Bon Week end les Villepiénistes