Maître Jean-Pierre Mignard représente Gilbert Flam, vice-procureur à Paris, et le journaliste Edwy Plenel

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L'avocat de deux parties civiles dénonce la « faute collective » des ministres qui, à l'époque, n'ont pas saisi la justice.

Maître Jean-Pierre Mignard représente deux parties civiles au procès Clearstream : Gilbert Flam, vice-procureur à Paris, et le journaliste Edwy Plenel. Il propose une lecture décapante du dossier où chacun, prévenu ou témoin mais pas seulement , en prend pour son grade. Ainsi Imad Lahoud n'est pas «un comparse de seconde zone, mais peut-être le personnage le plus influent». Le général Rondot se voit ironiquement croqué, pour sa part, en hybride «du Dr Watson et de l'inspecteur Clouzeau».

Et Dominique de Villepin ? Comme les trois mousquetaires, ses avocats sont au nombre de quatre, mais Me Mignard apparaît un peu comme le cinquième. Renvoyant dos à dos le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, sa tête de Turc favorite, et les juges d'instruction, l'avocat estime que «si l'ancien premier ministre n'est pas instigateur, il n'est rien». En clair : les magistrats instructeurs l'ont renvoyé comme chef d'orchestre de la manipulation, tandis que le parquet voyait plutôt en lui, sous la plume de son chef, «un bénéficiaire collatéral mais conscient», complice par laisser-faire de la dénonciation calomnieuse.

Rumeur calomnieuse

Me Mignard soutient que M. de Villepin est seulement l'un des protagonistes d'une «faute collective», ce qui ne le placerait pas ici sous le coup de la loi pénale. D'après lui, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, Dominique Perben, garde des Sceaux, Laurent Le Mesle, actuel procureur général de Paris et ancien directeur de cabinet de M. Perben et, bien entendu, M. Marin, ex-directeur des Affaires criminelles et des grâces à la Chancellerie, partagent une part de responsabilité dans la propagation de la rumeur calomnieuse : aucun n'a dénoncé les faits à la justice.

Me Mignard croit pouvoir inclure à ce groupe des «inactifs ou taisants» le ministre de l'Économie de l'époque, c'est-à-dire… Nicolas Sarkozy. «Il était informé au plus tard en juillet 2004», argumente l'avocat (par ailleurs notoirement proche de hauts dirigeants socialistes). «Il est à l'évidence victime, poursuit-il, et à ce titre parfaitement libre d'agir ou pas, quand bon lui semble. Mais comme ministre, il devait saisir la justice», en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale. «Dominique de Villepin sert de bouc émissaire, conclut l'orateur. Les responsables politiques ont joué le jeu de la rivalité, et non celui de la vérité.»

"Si nous avions eu un parquet indépendant, nous n'en serions pas là, a jugé Jean-Pierre Mignard. Dans la hiérarchie judiciaire, plus on monte et plus le cerveau judiciaire disparaît au profit du cerveau politique."

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Delbove René 31/01/2010 13:02


je vous adresse pour information, une lettre que je viens d'adresser au Président de la République.
Croyez en toute ma sympathie
R.D

LETTRE AU PRESIDENT de la REPUBLIQUE

Je ne fais partie d’aucun groupe politique et ma sympathie va au centre droite. Je ne suis qu’un membre de la masse silencieuse qui observe et s’exprime démocratiquement par les urnes.
Je vous ai, jusqu’à présent, approuvé (à de rares exceptions près…) pour la conduite des affaires de notre pays au travers des tempêtes traversées depuis le début de votre mandat.
Votre acharnement récent contre Monsieur de Villepin, malgré les apparences, me scandalise. Les déclarations de vos « amis politiques» sonnent comme des cloches fêlées et ne trompent personne !
SUFFIT Mr le PRESIDENT !!!!!!

Vous perdez avec moi, un fidèle…
Ancien marin d’Etat, conscient du devoir de respect envers les hiérarchies, je vous exprime néanmoins aujourd’hui, mon mécontentement et ma déception. Je dénonce votre comportement lamentable qui
tient plus de l’attitude du roquet hargneux que de celle, à mes yeux, d’un Chef d’Etat …
Nous avons besoin d’un Président serein, capable de prendre du recul sur l’évènement pour faire face aux nombreux défis actuels. Pas d’un enragé !

Le 31 janvier 2010


DELBOVE René
4 rue Saint François
83000 TOULON


Philippe 15/10/2009 20:37


Bonsoir,

Le site Bakchich revient, dans ses "off" sur la reprise par les medias taïwanais des révélations de cet hebdomadaire français sur les rétro-commissions dans les ventes d'armes françaises à Taïwan
dans les années 1990 à 1997.

Par ailleurs, un jugement en Appel en Suisse vient de confirmer que les 495 millions de dollars d'avoirs gelés appartenant à Andrew Wang (en réalité des sommes destinées à des rétro-commissions sur
les divers contrats) resteront gelés tant que Taïwan n'aura pas émis un jugement pénal sur le cas d'Andrew
Wang.

Voir ce lien en anglais:

http://www.taipeitimes.com/News/taiwan/archives/2009/10/15/2003455995

En clair, les juges helvètes encouragent les magistrats taïwanais à continuer leurs investigations sur les rétro-commissions issues des ventes d'armes précitées....

Ce qui fait dire à un humoriste taiwanais: " ce jugement est probablement une vengeance cachée des banquiers suisses contre Nicolas Sarkozy dont ils savent tous maintenant que son nom est cité dans
ce scandale à la fois meurtrier et financier".

Certes, c'est de l'humour, mais cela a un fort goût de véracité.

Bien cordialement,